Entraînement fractionné ou continu ?-

Je vous partage ici un Article scientifique de Volodalen qui m’a particulièrement intéressé …

???????

L’entraînement fractionné plutôt que l’entraînement continu ?

L’objet de cette étude était de déterminer les effets de 3 types d’entraînements par intervalles sur la performance en endurance de sportifs très entraînés.
Avant et après 2 et 4 semaines d’entraînement 38 cyclistes et triathlètes (VO2max moyenne = 65 ml/min/kg) ont réalisé

a- un test progressif destiné à mesurer VO2max et la puissance associée
b- un test de temps de maintien à cette puissance maximale aérobie (PMA)
c- un « test course » de 40km.

Les sportifs étaient assignés à l’un des 4 groupes suivants :

1- entraînements type 8 répétitions à 60% du temps de maintien maximal à la PMA. Récupération égale au temps de course
2- même protocole d’effort que le groupe 1 avec une récupération à 65% de la Fréquence cardiaque maximale
3- 13 x 30″ à 175% de PMA récupération 4-5′
4- entraînement en continu

Les entraînements fractionnés étaient réalisés deux fois par semaine. L’entraînement habituel de type régulier et à faible intensité était maintenu pendant la durée du protocole expérimental.

Résultats

Seuls les sportifs ayant bénéficié d’un entraînement fractionné (c’est à dire groupe 1, 2 et 3) ont amélioré leur performance au « test course » de 40km (+ 4,4%) et leur Puissance Maximale Aérobie (+ 3%). De plus, les sportifs des groupes 1 et 2 ont augmenté leur VO2max (respectivement + 5,4% et + 8,1%) de manière plus marquée que les sportifs du groupe continu (+1%).

Discussion

Cette étude montre que l’ajout de fractionné chez des sportifs – même très entraînés – augmente leurs performances. Le gain peut s’expliquer par des améliorations de type physiologique (VO2max pour les groupes 1 et 2) mais aussi mécanique et/ou mentale (groupe 3 qui augmente ses performances sur 40km et sa PMA sans modification de la VO2max).
Ces résultats illustrent bien l’importance que revêt l’utilisation de toutes les zones de sollicitation (vert, jaune, orange dans la terminologie Volodalen) dans le cadre d’un entraînement (principe de diversité des intensités).
Pour un sportif habitué à ne faire que des séances continues (sans variations d’allure) quelques semaines suffisent à apporter des changements objectivables.

Bien évidemment le choix n’est jamais le fractionné ou le continu mais le fractionné et le continu en proportions variables selon les caractéristiques du sportif, la période de préparation et l’épreuve qu’il prépare.

Références

Interval training program optimization in highly trained endurance cyclists. Laursen PB, Shing CM, Peake JM, Coombes JS, Jenkins DG. Med Sci Sports Exerc. 2002 Nov;34(11):1801-7.Article Volodalen écrit en 2003.

Article : Volodalen 

Préparation Physique du Chien de Sport

Préparation du chien de Sport

Qu’est ce que la Préparation Physique du chien de Sport & de Travail chez Canémotion ? 

Véritables sportifs (quelques fois de haut-niveau), les chiens de sport, de travail et d’utilité ont un appareil locomoteur mis à rude épreuve. Les lésions musculaires et ostéoarticulaires peuvent ainsi être rencontrées tout au long de l’année.

  La préparation physique permet de prévenir les lésions et d’optimiser les performances (physiques et mentales) du chien de sport.

   Des interruptions d’entraînement au cours de l’année peuvent être observées chez les chiens de sport (en fct de la t° extérieure par exemple). Le travail à l’eau permet de s’affranchir des ces périodes d’interruption au cours de l’année.

   Grâce à des équipements spécifiques (bassin de nage à contre-courant, tapis roulant immergeable), le travail à l’eau va permettre :

   de gagner en puissance musculaire, force, vélocité, rapidité pour l’effort court et intense (agility, lévrier de course, RCI, …)… la préparation physique permettra également d’améliorer la tolérance à l’acide lactique, d’améliorer la gestuelle de l’effort, de prévenir les accidents musculaires, d’améliorer la tonicité des structures tendineuses et ligamentaires, etc

   d’améliorer les capacités cardio-respiratoires du chien pour l’effort long et l’endurance, de faciliter la récupération après un travail intense (traîneau, ski joering, canicross, chasse, …).

    d’adapter un plan d’entrainement structuré pour atteindre une charge progressive et croissante

    tout en réduisant la portance et donc sans aucune contrainte sur les articulations du chien.

Merci de respecter les Droits d’Auteur – Canémotion ©

 

Photos :  Kriek et Yann Latrompette * Champion de France de Ski Joering 2014* 7ème Championnat d’Europe de Ski Joering – Finland

Kriek Yann 2

 

Kriek – Entraînement Nage à contre courant au Centre Canémotion 

http://www.canemotion.fr

sans titre-468

Découverte d’un nouveau ligament dans le genou humain … le ligament antérolatéral

Genou homme 3

Deux chirurgiens belges viennent de découvrir (ou plutôt de décrire) un nouveau ligament dans le genou humain (suite à l’autopsie de 41 cadavres). Bien que supposée depuis 1879, cette structure n’avait jamais été anatomiquement décrite (déjà depuis 1879 un chirurgien français supposait déjà qu’il existait dans le genou humain une bande de tissu fibreux et résistant).

Ce Ligament nommé désormais Ligament Antérolatéral (LAL) jouerait ainsi un rôle important pour les personnes ayant subi une rupture du ligament croisé antérieur. Ce ligament participerait à l’instabilité en rotation du genou et pourrait expliquer que certains sportifs ont du mal à récupérer pleinement (faiblesse ou récidives) d’une rupture des ligaments croisés, et ce même en ayant suivi une rééducation.

Ce ligament antérolatéral ne serait pas présent chez tout le monde

La présence de ce petit ligament avait été suspectée dès 1879. Le chirurgien français Docteur Segond avait décrit à l’époque la rupture de ce ligament une fracture comme « fracture de Segond » associée dans 75 à 100 % des cas à l’arrachement du ligament croisé antérieur (LCA).

Genou homme 2

Thinking …

dog_3

 

Avant de penser à donner des droits aux animaux, ne faut-il pas d’abord s’occuper de ceux des hommes?

« C’est un raisonnement fallacieux, connu sous le nom de « sophisme du pire ». Il consiste à dire que X n’est pas un problème puisqu’il y a pire que X, et que l’on devrait donc concentrer toute son énergie sur ce pire que X. Non seulement ceux qui professent ce genre de conseil seraient bien en mal de l’appliquer eux-mêmes – consacrent-ils tout leur temps à la résolution de ce qu’il y a de pire sur terre ? – mais ils présupposent une contradiction qui dans les faits n’existe pas. S’occuper du bien-être des taureaux de corrida empêche-t-il de prendre soin des hommes ? En réalité, ce sont souvent ceux qui citent les enfants du tiers-monde comme un prétexte pour ne pas se soucier des animaux qui ne font strictement rien ni pour les uns ni pour les autres, alors qu’une grande partie de ceux qui se soucient du bien-être des animaux militent également contre la misère humaine, parce que l’humanitarisme intelligent passe la frontière des espèces. »

…  Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, enseignant-chercheur à la Faculté de droit de l’Université McGill (Canada)

La controverse des étirements … d’après les travaux de Gilles COMETTI

ETIREMENTS

Un article partagé depuis le site de Volodalen sur la controverse des étirements … suivant les écrits de Gilles Cometti

Les bienfaits attribués aux étirements sont suffisamment puissants et variés pour les rendre incontournables. Ainsi, les étirements permettraient de :


prévenir les blessures
améliorer la performance
accélérer la récupération

Mais ces dix dernières années, des faits scientifiques remettent en cause ces vertus. Les étirements nous auraient-ils menti ? Cette page fait le point sur les connaissances actualisées relatives aux étirements.

Remise en cause : la prévention des blessures

En 1998 et 2000, une équipe de chercheurs australiens a suivi l’entraînement de nouvelles recrues militaires pendant 12 semaines. Un groupe « sans étirements » (n=1346) et un groupe « avec étirements » (n=1284) ont été composés. A l’issue de la période d’entraînement, le pourcentage de blessés était de 14,1% pour le groupe « avec étirements » et 14,8% pour le groupe « sans » (différence non significative).
Cette absence d’effet préventif des étirements est rapportée dans d’autres études. Plus encore, la pratique des étirements par des marathoniens augmenterait de plus d’un tiers le risque de blessures.

Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer cette absence d’effets des étirements sur la prévention des blessures :
1Chez les animaux, une immobilisation même passagère augmente la fragilité musculaire
2Les étirements avant l’exercice n’auraient pas d’effets dans les activités pour lesquelles une longueur musculaire importante n’est pas requise (ex : footing)
3Les étirements n’affectent pas les propriétés du muscle durant l’activité excentrique – lorsque les tensions maximales interviennent -.
4Les étirements peuvent produire des dommages directs sur le muscle. Ainsi, les tensions imposées aux muscles lors des étirements peuvent parfois atteindre des niveaux critiques.
5Les étirements pourraient inhiber la sensation habituelle de douleur (les sensations de tensions en provenance du muscle seraient anesthésiées..)
6Les étirements induiraient une perte de coordination (notamment muscle agoniste et antagoniste) susceptible de diminuer les « équilibres musculaires » habituels.

Etirements et performance :

Si vous faites un saut avant étirement et que vous refaites ce saut après étirement, il est probable que la hauteur ou la longueur atteinte dans le second cas sera moindre. En d’autres termes, les étirements réalisés avant un effort dynamique réduisent les performances des sportifs (les sportifs vont moins vite, moins haut, moins loin ; ils sont moins forts, moins puissants, moins endurants).

Les causes de cette moindre efficacité pourraient être les suivantes :
une perte d’activation nerveuse des muscles étirés
une baisse de la raideur musculaire (laquelle contribuerait une plus grande efficience du mécanisme de « mise en tension – renvoi »)

Etirement et récupération : 

La récupération est souvent abordée par l’indicateur « douleurs musculaires ressenties ». Or, il s’avère que la pratique des étirements ne modifie en rien les douleurs ressenties par les sportifs durant les 3 jours qui suivent un effort (voir figure ci-contre). Et pourtant, en dépit de ces observations scientifiques, la plupart des sportifs reconnaissent les bienfaits des étirements notamment sur la réduction des douleurs dans les jours qui suivent l’effort. Ces sportifs seraient-ils abusés par une croyance ?

Figure 1 (ci-contre) : Effet des étirements sur la douleur consécutive à l’exercice. Chaque point représente une étude. Lorsque le point est situé à gauche de l’axe, le « groupe-étirements » a senti les effets les plus favorables. Lorsque le point est à droite de l’axe vertical, le groupe témoin (sans étirements) ressent le plus d’effets favorables (réduction de la douleur avec le temps). En moyenne, les groupes s’équilibrent (= aucun effet des étirements)

Pour les étirements ? – les blessures 

Des résultats partagés
Comme cela est souvent le cas, les observations scientifiques sont partagées. Toutes les études ne concluent pas à l’absence d’effets positifs des étirements (Safran et al 1989). Même si elles ne sont pas majoritaires en nombre, les études existent qui montrent les avantages des étirements quant à la prévention des blessures.
 Par ailleurs, un certain nombre d’observations peuvent atténuer la portée des études ayant conclu à l’inefficacité des étirements.

Des étirements mal réalisés
Il suffit de se rendre sur un stade pour observer combien certains sportifs confondent étirements et épreuve de force. Ils semblent fonctionner selon la formule qui veux que « plus on étire, plus on est efficace ». Ce faisant, ils créent des tensions très importantes susceptibles de léser le muscle avant même d’avoir aborder l’activité sportive spécifique.

Des étirements localisés
Des étirements localisés aux zones sujettes à des blessures chroniques pourraient réduire le risque de récidive.

Pour les étirements ? – les performances 

Des étirements suivis d’actions explosives

Si l’échauffement a base d’étirements passifs seuls produit les plus mauvaises performances dans les activités explosives (sauts), un échauffement traditionnel (ex : course + étirements + sauts) produit des valeurs de force explosive aussi importantes qu’un échauffement sans étirements. Et puis si l’on en croit les valeurs des qualités physiques de plusieurs centaines d’adolescent que nous avons testé au sein de l’Institut de Médecine du sport de Troyes (figure 2), la pratique des étirements n’est pas incompatible avec d’excellentes valeurs de puissance musculaire.

Figure 2 : Le groupe de gymnastes présente à la fois les meilleurs valeurs de souplesse et de puissance musculaire (hauteur du saut / temps d’appui au sol). Il ne semble donc pas incompatible d’être à la fois souple et puissant (Gindre 2007, in Dufour 2009).

Et que sait-on des effets positifs des étirements sur la connaissance la maîtrise de ses actions corporelles, sur l’acquisition de nouvelles habiletés, sur les effets préventifs à très long terme (plusieurs années) ?

Pour conclure : 

Oui, s’étirer durant 15 minutes (comme cela est parfois le cas dans des études scientifiques) avant de faire une activité explosive (sauts…) risque de diminuer les performances.
Oui, mal faire les étirements (étirer en force) est pire que de ne rien faire.
Oui, les étirements réalisés sans précautions sur un muscle qui a souffert durant l’effort sont susceptibles d’avoir des effets négatifs sur la récupération.
Non, nous ne savons presque rien des étirements bien réalisés et conduits dans la durée.
Non, un échauffement complet avec étirements (activation + étirements + exercices explosifs) ne paraît pas réduire les performances.
Non, les étirements ne servent pas à rien. Correctement conduits ils peuvent redonner de l’amplitude fonctionnelle, réduire le risque de blessures et améliorer la force.

En synthèse, les étirements nous apparaissent comme une technique qui porte les avantages et défauts des personnes qui l’utilisent. Parfois réalisés avec finesse parfois avec brutalité ; parfois utilisés avec « souplesse » en fonction du contexte (blessures, activité à suivre, climat…) parfois encensés ou rejetés en bloc.

Bibliographie indicative

Cometti G. Les limites du stretching pour la performance sportive : intérêt des étirements avant et après la performance (1ère partie). Sport Med’, 2003 ; 150 : 24-28.
Dufour M. L’athlète et le guépard. Editions Volodalen 2009.
Herbert RD, Gabriel M.Effects of stretching before and after exercising on muscle soreness and risk of injury: systematic review. BMJ. 2002 ; 31; 325:468.
Lally DA. Stretching and injury in distance runners. Med Sci Sport Ex 1994 ; 26 (5), Supplement abstract 473.
Pope, RP., Herbert, RD., Kirwan, JD., & Graham, BJ. A randomized trial of pre-exercise stretching for prevention of lower-limb injury. Med Sci Sport Ex 2000; 32: 271 277 .
Pope, RP., Herbert, RD., & Kirwan, JD. Effects of ankle dorsiflexion range and pre-exercise calf muscle stretching on injury risk in army recruits. Australian J Physiother 1998; 44: 165 177 .
Safran MR, Seaber AV, Garrett WE Jr. Warm-up and muscular injury prevention. An update.. Sports Med. 1989 ; 8 (4) : 239-49.
Shrier I.Stretching before exercise does not reduce the risk of local muscle injury: a critical review of the clinical and basic science literature. Clin J Sport Med. 1999 ; 9 (4) :221-7.
Smith CA.The warm-up procedure: to stretch or not to stretch. A brief review. Orthop Sports Phys Ther. 1994 ; 19(1):12-7.
Wessel, J. & Wan, A. Effect of stretching on the intensity of delayed-onset muscle soreness. Clin J Sports Med 1994; 4: 83 87 

Source : Volodalen

 

Surveillance chiens et enfants !

Invitation à découvrir cet article d’Adcanes sur les chiens … et nos enfants !

enfant

Ce conseil est donné fréquemment : surveillez vos chiens et les enfants quand ils sont ensemble. Les éleveurs mettent en garde les parents en leur disant de : « ne pas laisser le chien seul avec les enfants, peu importe la race ». Les vétérinaires conseillent de : « ne jamais laissez un chien et un enfant dans la même pièce ». Les éducateurs canins expliquent que : « tous les chiens peuvent mordre, il faut donc surveiller votre chien lorsque vous avez des enfants ». Tout le monde connaît le refrain. Alors pourquoi ça ne fonctionne pas ? Pourquoi il y a t’il environ 800 000 américains qui consultent chaque année un médecin pour des morsures de chien, dont plus de la moitié concerne des enfants âgés de 5 à 9 ans ?

Les morsures ne proviennent pas toujours d’une négligence comme le fait de laisser Fido s’occuper du bébé pendant que maman fait les tâches ménagères sans se soucier de l’enfant. En fait, sur les centaines de consultations concernant des morsures de chien, dans 95% des cas le parent se tenait à moins d’1 mètre de l’enfant et voyait le chien et l’enfant quand celui-ci a été mordu. Les parents surveillent. Le problème n’est pas le manque de surveillance. Le problème est que personne n’a appris aux parents ce qu’ils devaient surveiller.

Les parents n’ont généralement pas reçu d’enseignement sur ce qui constitue un bon langage corporel du chien et ce qui constitue une situation d’urgence entre le chien et l’enfant. Les parents n’ont généralement pas la connaissance de la série d’indices corporels prévisibles qui indiquent que le chien peut mordre. Et ce qui complique encore les choses, la plupart des parents restent perplexes sur les bonnes intentions de l’enfant et ne parviennent pas à voir quand un chien présente des signes de stress. La bonne nouvelle est que tout cela est facile à apprendre ! Nous pouvons tous nous améliorer.

Voici une liste simpliste qui devrait vous aider à améliorer vos compétences de surveillance :

* Surveillez le langage corporel du chien. Le bon langage corporel du chien doit être détendu, lâche et « ondulé » (wiggly). Regardez les courbes que forme le corps de votre chien quand il est autour d’un enfant. Un raidissement et un blocage chez le chien ne sont pas des bons signes. Si vous voyez votre chien se crisper, ou s’il se déplace en haletant et en retenant son souffle (il s’arrête d’haleter), vous devez intervenir. Ce sont les premiers signes qui indiquent que votre chien n’est pas à l’aise.

* Surveillez les comportements inappropriés de l’humain. Il faut intervenir si votre enfant grimpe ou tente de monter sur votre chien. Il faut intervenir si votre enfant tire les oreilles, la queue, lèvent les babines ou pousse de quelque façon que ce soit le chien. Ne vous émerveillez pas devant la patience d’ange que fera preuve votre chien s’il est prêt à tolérer toutes ces singeries. Et s’il vous plaît, ne publiez pas de vidéo sur Youtube ! Soyez reconnaissants que votre chien ait une bonne inhibition de la morsure et intervenez avant qu’il soit trop tard.

* Surveillez les trois signaux de stress facilement observables chez votre chien.Chacun d’entre eux indique que vous devez intervenir et séparer l’enfant et le chien :

– Le bâillement en dehors du contexte de l’éveil
– Les yeux en demi-lune. Cela signifie que vous devriez voir le blanc des bords extérieurs des yeux de votre chien.
– Se pourlèche les babines en dehors du contexte de l’alimentation.

* Surveillez les comportements d’évitement. Si votre chien s’éloigne d’un enfant, il faut intervenir pour empêcher l’enfant de poursuivre le chien. Un chien qui choisit de s’éloigner fait un excellent choix. Il dit : « Je n’ai pas vraiment envie d’être dérangé, alors je m’en vais ». Toutefois, lorsque vous ne parvenez pas à respecter son choix et que vous permettez à votre enfant de continuer à le suivre, il est probable que le prochain choix du chien sera :« Puisque je ne peux pas sortir, je vais grogner ou mordre ce gamin afin de l’éloigner ». S’il vous plaît, ne forcez pas votre chien à faire ce choix.

* Ecouter les grognements. Je ne compte plus les fois où j’ai entendu des parents dire :« Oh, il a grogné tout ce temps mais nous n’avons pas imaginé qu’il allait mordre. » Le comportement du chien, y compris l’agression, est sur un continuum. Pour les chiens, grogner est un signe d’alerte précoce de l’agression. Tenez en compte. Si le grognement ne fonctionne pas, le chien pourra aller plus loin en claquant des dents ou en mordant. Le grognement est un indice qui demande une intervention immédiate entre le chien et l’enfant.

Pour les propriétaires d’animaux, en particulier ceux qui ont aussi des enfants, merci de surveiller votre chien ! Etant éducateur canin et mère de 2 enfants, je sais que ce n’est pas facile de jongler avec les chiens et les enfants. Il faut donc faire preuve de patience, de compréhension et de beaucoup de surveillance.

Adcanes ©

Source : Robin Bennetthttp://www.robinkbennett.com

Boissons vitaminées … et fructose

boisson vitaminée

Article de Directosteo

Les boissons vitaminées ont-elles été promues au rang de boissons aussi saines que l’eau ? Personne ne semble vraiment se poser la question de ce qu’elles sont vraiment depuis qu’elles ont vu le jour il y a quelques années, accompagnant le regain d’affection pour le sport et le fitness dans notre pays. De plus en pus de gens se tournent aujourd’hui vers ces boissons contenant des compléments de vitamines nécessaires à leur entrainement.

La teneur en sucre et le faible apport en vitamines

Il est facile de devenir addict aux boissons vitaminées, d’autant qu’elles sont aujourd’hui recommandées par des célébrités du monde du sport et sponsor de plusieurs équipes dans divers domaines d’excellence. Les ventes de VitaminWater (la marque) s’élevaient à 142 millions d’unités aux états unis seulement en 2009, et ont vraisemblablement continué à progresser depuis.

Cela n’empêche pas de nombreuses critiques de s’élever à l’encontre de ces boissons. Certains les considèrent comme des breuvages hyper caloriques. Le Washigton Post a d’ailleurs enquêté et prouvé qu’une bouteille de Vitamin Water contenait quasiment autant de calories qu’une bouteille du célèbre Coca Cola. Une bouteille de VitaminWater contiendrait à elle seule l’équivalent de 6 cuillères à café de sucre.

Quant aux soit-disant vitamines qu’elles contiendraient, la plupart sont soluble dans l’eau. Elles ne sont pas stockées par votre corps et disparaissent aussi vite que vous les avez ingérées.

Le problème du fructose cristallin

En y regardant de plus près sur la composition des boissons vitaminées, on s’aperçoit qu’elles contiennent une quantité importante de fructose (sous sa forme cristalline) *. Le fructose cristallin est quasiment pur et peut contenir des produits chimiques dangereux pour la santé tels que le plomb ou d’autres métaux lourds.

Il faut savoir que le fructose de synthèse présente des dangers bien plus élevés que le fructose naturel. Le fructose synthétique entraîne une insulinorésistance, qui facilitera généralement la prise de graisse du ventre, et d’autres maladies chroniques.

*  en examinant la composition, qui comprend tout de même 4,6 g de sucre pour 100 ml, à savoir 23 g par bouteille de 500 ml. Le fructose consommé à outrance (plus de 50g dans la journée, soit seulement 3 portions de fruits), peut causer ballonnements et diarrhée. 

Pourquoi choisir une boisson vitaminée quand vous pouvez boire l’eau pure ?

Revenons à la réalité, loin des méandres de la publicité et de ce qu’elle cherche à vous faire avaler. La boisson la plus saine que vous puissiez ingérer est l’eau. L’eau minérale, voire l’eau de source contiennent tous les minéraux dont votre corps a besoin pour être en bonne santé. Quant à l’apport en vitamine, il existe des centaines d’autres façons de le combler.

 

Vous l’aurez compris … Vitaminwater c’est avant tout un produit de la marque « The Coca-Cola Company »

Source : Directosteo – copyright tous droits réservés

Droit des animaux en France … quel est le frein ?

droit animaux

Je partage avec intérêt cet article du Huffingtonpost … extraits …

« Essayez d’aborder la question de la condition animale, à table, au hasard devant un steak-frite. Réaction garantie. On vous regarde du coin de l’oeil, on s’interroge…Encore un lecteur de 30 millions d’amis? Un fan d’Alain Bougrain-Dubourg Pire… un végétalien? Si vous vouliez tuer l’ambiance, c’est gagné. Car en France, droits des animaux ou éthique animale, c’est motus et bouche cousue, sujet tabou. »

« Pourtant, avec plus de 60 millions d’animaux domestiques, les Français sont les champions d’Europe des animaux de compagnie. Sans surprise, quand on leur pose la question, les Français sont d’ailleurs sensibles à la cause animale.  Mais si les droits des animaux ou la question du bien-être animal progressent dans les pays du nord de l’Europe ou encore en Suisse, d’après le Code civil français et malgré quelques progrès, les animaux sont toujours des objets. »

« Un paradoxe? Oui et non. En témoigne la publication le 2 mai de cet ouvrage dont le titre sonne autant comme une évidence: « Les animaux ont des droits ». Au programme des entretiens avec l’éthologue et neuropsychiatre Boris Cyrulnik, la philosophe Élisabeth de Fontenay, ou encore le bioéthicien britannique Peter Singer. Au-delà de ces utiles mises au point sur l’état de la réflexion aujourd’hui, l’ouvrage permet en filigrane de comprendre pourquoi la France a encore autant de mal à parler d’éthique animale. Une réticence aux racines profondes qui nous renvoient à notre histoire et donc à notre culture. »

L’héritage chrétien

« Remontons d’abord loin, très loin en arrière, avant le christianisme et ce bon vieux Jésus. Nous sommes en Palestine et comme le rappelle Élisabeth de Fontenay, des prescriptions hébraïques protègent alors les animaux. Les règles du Shabbat peuvent être transgressées pour sauver la vie d’un animal ou soulager sa souffrance, le bœuf doit y participer sans être muselé, la castration est d’ailleurs interdite, même l’animal qui appartient à l’ennemi doit être aidé s’il est menacé. Et quand on veut manger de la bidoche, on sacrifie l’animal selon un rituel religieux qui rejette sur l’ensemble de la communauté la responsabilité du meurtre. Dans la religion hébraïque, la dimension sacrificielle est d’ailleurs triple: hommes, animaux et même Dieu en sont l’objet, une manière de trinité.

Mais au début de notre histoire, un certain agneau de Dieu va bouleverser cet équilibre. « Le geste du Christ qui se laisse immoler, telle une brebis, pour racheter les péchés des hommes a transformé la nature du sacrifice qui est devenu un acte de pure intériorité et n’a plus rien de rituel, » explique Élisabeth de Fontenay. Avec cet acte, tout change. Le sacrifice s’impose comme l’horizon intérieur de tous les croyants, l’animal est donc exclu de sa dimension symbolique. Voilà qu’il devient un objet, on peut le manger et le museler car il ne fait plus partie du sacré. « Dieu se soucie-t-il des boeufs? » se demandera alors saint Paul. Réponse douze siècle plus tard avec l’amour pour les bêtes d’un saint François d’Assises qui fera figure d’exception confirmant la règle. »

L’erreur de Descartes

« Nous sommes au XVIIe siècle et le véritable drame, c’est maintenant. Un certain René Descartes découvre qu’il pense et donc qu’il est, notamment grâce au langage, ce qui ne simplifie pas la tâche des animaux qui peuvent penser, ressentir, mais ne rien exprimer. Descartes qui est un scientifique place la raison au coeur de toute réflexion, la sensibilité est exclue du raisonnement et les animaux de la pensée. Il développe alors une thèse, qui lui collera à la peau, celle de l’animal-machine.

Descartes aura beau affirmer qu’il n’a « jamais dénié ce que vulgairement on appelle vie, âme corporelle et sens organique » aux animaux, le mal est fait. L’un de ses disciples, Malebranche déclarera après avoir donné un coup de pied dans le ventre d’une chienne, « Ne savez-vous pas que cela ne sent point? », ce qui nous ferait bondir aujourd’hui. Alors pourquoi tant de haine? Selon le Peter Singer, qui convoque un autre disciple de Descartes, le touche à tout Pierre Bayle, le concept de l’animal-machine a eu autant de succès en raison d’un problème théologique immense, l’existence du mal. « Si Dieu est bon et omnipotent, alors pourquoi laisse-t-il les animaux souffrir? » Enlevez-leur la souffrance et le problème est réglé. »

La grande bouffe

« La France se perçoit toujours comme le berceau de la gastronomie, ce qu’elle a été, au point de voir le repas gastronomique à la française inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco. Dans ces conditions, comment s’étonner qu’au pays du foie-gras et du saucisson, le droit des animaux nous reste en travers de la gorge ? Et Peter Singer de déplorer « une sorte de réaction d’orgueil quasi nationaliste en vue de sauver la tradition culinaire française à base de viandes en sauce, elle-même perçue comme menacée. »

« Contrairement à l’Angleterre, où les végétariens étaient encore inhabituels mais tolérés comme de simples originaux, en France notre demande de plats sans viande ni poisson était accueillie avec une hostilité ouverte. C’était, nous l’avons réalisé progressivement, parce que nous tournions le dos à ce que les Français regardent comme l’une des grandes gloires de leur culture : la cuisine. C’était comme si nous avions craché sur le drapeau tricolore. »

« Cette tradition culinaire dérivée du caractère agricole de notre pays explique le sens que l’on donne à l’animalité » estime pour sa part le biologiste Georges Chapouthier. Un bon sens paysan pas toujours aimable avec les bêtes. Ses corollaires historiques? La chasse et la pêche, qui constituent encore des lobbies démesurément puissants en France, à l’image de l’agroalimentaire, le premier employeur de France, et dont la filière viande constitue la colonne vertébrale.

Le syndrome chasse, pêche, nature et tradition

« Avant juin 2012, les chasseurs qui ne représentent que 2% des Français étaient représentés par 27% des députés à l’Assemblée nationale, et 23% des sénateurs, les groupes parlementaires pro-chasse comptant alors 158 membres à l’Assemblée et 79 au Sénat, pour 1,3 millions de chasseurs …  « Un record européen »

« À cela s’ajoutent certaines spécificités culturelles, à l’image de la corrida.  Malgré l’éventualité d’une interdiction en septembre 2012, la corrida est restée légale en France … Pour Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, ce sont les efforts des lobbys taurins et le soutien des membres du gouvernement, aficionados déclarés, qui ont eu raison d’une décision qui allait dans le sens de l’opinion. »

Néanmoins, les défenseurs des droits des animaux s’accordent à dire que le vent semble en train de tourner depuis cinq ans environ.

Les prémices d’une véritable évolution de la société ?

Article complet : http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/02/30-millions-dennemis-pourquoi-la-france-bloque-sur-le-droit-des-animaux_n_3202355.html

L’obésité … et nos animaux

chien-obese

Selon une vétérinaire canadienne, les animaux de compagnie seraient comme l’homme de plus en plus affectés par un surpoids voire de l’obésité. La faute notamment a un apport alimentaire trop riche. Si l’obésité est aujourd’hui devenue un réel problème de santé publique, elle ne touche pas que les humains mais aussi leurs plus fidèles compagnons. C’est ce dont alerte aujourd’hui Monica Snedden, une vétérinaire et spécialiste en nutrition à la Princess Animal Hospital de Kingston, en Ontario qui établit un constat préoccupant : « Ça devient un très gros problème chez les animaux. Nous observons de plus en plus de cas de diabète et d’arthrite et des problèmes de mobilité », explique t-elle citée par canoe.com.

Pour expliquer ce phénomène croissant, la spécialiste pointe du doigt l’alimentation trop riche de nos amis à quatre pattes et principalement la fâcheuse tendance de certains propriétaires à toujours laisser le bol de nourriture plein. Une manie qui autorise l’animal à manger autant qu’il le souhaite. Or, comme le remarque Monica Snedden, les portions de nourriture sur le marché sont parfois très élevées en calories et en graisses : « une seule tasse de nourriture équivaut parfois à près de 500 calories », souligne t-elle. Elle évoque également la manie d’autres propriétaires de donner des restes de table à leur compagnon. « Les gens ne réalisent pas combien ils ont réellement donné comme portion à leur animal », indique t-elle, ajoutant que, selon la taille de l’animal, une croustille peut être équivalente à un hamburger entier. Néanmoins, la vétérinaire reconnait que choisir la nourriture de son animal n’est pas aujourd’hui une tâche facile. « Il y a tant d’entreprises qui font tellement de nourritures qu’il est difficile pour les gens de savoir celles qui nourrissent adéquatement », reconnait-elle précisant que même si les produits sont annoncés comme frais et biologiques, il est difficile pour les consommateurs de savoir ce qu’ils achètent et de se fier à ce qu’on retrouve dans les rayons.

Un manque d’activité

Outre cette richesse dans l’alimentation, Monica Snedden souligne un second facteur crucial : l’activité de plus en plus réduite de certains animaux qui favorise donc la prise de poids. D’après la spécialiste, la clé est donc d’empêcher ce surpoids de s’installer et pour cela il faut déjà ne pas le nier. « Lorsque nous diagnostiquons une surcharge pondérale, les gens disent qu’au contraire, leur animal est en forme », relève la vétérinaire. Chaque race étant différente, il n’est pas évident pour un propriétaire de repérer toute surcharge de son animal. Pour autant, en cas de surpoids, il faut bien faire attention et ne pas non plus priver l’animal de nourriture. Ne donner qu’une portion réduite pour faire perdre du poids à son compagnon n’est pas suffisant puisque certains de ses besoins nutritionnels pourraient ne pas être remplis, note la spécialiste qui invite les propriétaires à demander conseil à leur vétérinaire.

Votre chien vous semble être en surpoids ! Parlez en à votre vétérinaire !

Source : Maxisciences
Copyright © Gentside Découvertes