Les assurances médico-chirurgicales pour les chiens …

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Ce concept, qui connaît un vif succès au Royaume-Uni, reste très marginal en France.

En France, seulement 2 % des chiens seraient assurés. Au Royaume Uni, près de 20  % des chiens seraient assurés et 10 % des chats.

Le contrat d’assurance pour animaux de compagnie garantit le remboursement au propriétaire assuré de tout ou partie des frais vétérinaires engagés suite à un accident ou une maladie.

Un âge maximal est généralement défini, au-delà duquel la compagnie refuse la souscription de l’animal à certaines ou toutes les formules.

En France, la majorité des compagnies n’accepte la souscription que des animaux qui sont identifiés par tatouage ou puce électronique. Certains assureurs n’acceptent pas les animaux classés en catégorie 1 et 2 suivant la réglementation.

Au Royaume Uni, l’identification (puce électronique) n’est pas requise pour la souscription. Les compagnies d’assurances britanniques sont plus souples que les françaises concernant l’identification des animaux.

En France, plusieurs compagnies d’assurances exigent que l’animal soit vacciné et à jour dans ses rappels pour pouvoir prétendre à une couverture. D’autres n’ont pas de demande spécifique à cet égard et couvrent même les frais de vaccination.

Les exclusions : 

En France, les principales exclusions sont :

* les maladies pouvant faire l’objet d’une vaccination : rage, maladie de Carré…

* les frais de vaccination (y compris consultations de vaccination) et rappels.

* tout produit n’étant pas un médicament, c’est-à-dire n’ayant pas fait l’objet d’une Autorisation de Mise sur le Marché (par exemple : aliments et produits à objectif nutritionnel, produits d’hygiène) sauf les médicaments

homéopathiques.

* les frais de nourriture et d’hygiène, produits de confort (shampooings, lotions…).

* les produits anti-parasitaires (anti-puces, anti-tiques et vermifuges).

* les frais de détartrage.

* les médicaments administrés pour troubles du comportement.

* les frais de tatouage ou d’identification électronique.

* les frais de plâtre, de chimiothérapie et kinésithérapie.

* les frais de prothèses telles que prothèses dentaires, oculaires et articulaires.

* toute intervention chirurgicale à caractère esthétique ou de convenance (par exemple : coupe de queue, coupe d’oreilles ou coupe de griffes, ablation des ergots) ou destinée à atténuer ou à supprimer des défauts.

* les frais engagés du fait des maladies héréditaires ou congénitales.

* les frais de contraception, stérilisation et castration.

* les frais engagés pour la mise bas.

* les frais d’interruption volontaire de gestation, de diagnostic et de suivi de gestation ou d’infertilité, suivi et induction de chaleurs, insémination artificielle, congélation de semences et les frais consécutifs aux saillies accidentelles.

* les frais de dépistage en l’absence de symptôme (par exemple : leishmaniose, FeLV/FIV, tares oculaires, dysplasie, bilan de santé… ).

* les frais nécessités pour le sacrifice de l’animal.

* les frais d’incinération, d’enlèvement et d’autopsie suite au décès de l’animal.

* les frais liés aux omissions volontaires ou fausses déclarations, aux maladies ou accidents ou malformations survenus avant la souscription ou pendant la période d’attente (délai de carence) ainsi que leurs suites.

* les frais liés à des combats organisés, chasse à courre et au sanglier.

* les frais consécutifs aux entraînements et compétitions sportives.

* les frais liés aux accidents ou maladies survenus durant l’utilisation de l’animal assuré dans le cadre d’une activité professionnelle ou commerciale.

*  les frais engagés à la suite d’un accident ou d’une maladie occasionné(e) ou aggravé(e) par de mauvais traitements, un manque de soins ou un défaut de nourriture imputables au souscripteur ou avec sa complicité ou aux personnes vivant sous son toit.

Au Royaume Uni, les frais de kinésithérapie ne sont retrouvés dans les contrats, ce qui explique le fort recours aux techniques de réhabilitation, contrairement au territoire français.

Les exclusions des contrats disponibles en France sont à l’évidence beaucoup plus restrictives que celles stipulées dans les contrats britanniques …  le non remboursement des frais de chimiothérapie, de prothèses, ou des maladies héréditaires notamment n’est pas sans importance.

De plus, on est alors en droit de se poser la question de la définition exacte d’une maladie héréditaire ou congénitale. La « dysplasie du coude » par exemple n’est sans doute pas couverte, alors que ce terme regroupe plusieurs affections, dont le caractère héréditaire mais pas forcément prouvé !

Par ailleurs, la participation de la profession vétérinaire dans l’assurance animale montre aussi des divergences entre ces deux pays … d’un côté les praticiens français peu impliqués, passifs ; de l’autre des praticiens britanniques qui vendent activement des contrats d’assurance dans une démarche de médecine préventive. L’assurance animalière représente un intérêt réel, et à l’avenir certainement un besoin. La profession vétérinaire française doit se positionner au premier plan pour la faire évoluer.

Source : P. Surugue

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