Canicross … et si on s’y mettait ?

Vous êtes en bonne santé et votre chien aussi, vous aimez les sports de nature, l’endurance, les sensations fortes, le défilement, les paysages et parcours variés ? Vous souhaitez renforcer votre complicité avec votre chien ? Vous souhaitez accéder à un sport canin peu coûteux ?

Et pourquoi pas essayer le canicross ? 

canicross pressins

Canicross de Pressins (12 & 13 mai 2012)

 

Le canicross est un sport canin accessible à tous. Le maître, équipé d’un baudrier court derrière son chien qui le tracte à l’aide d’un harnais et d’une ligne de trait. Pourquoi courir avec son chien ? Pour se faire plaisir mais aussi pour gagner en vitesse et en motivation ! Et tout ça avec une relation maître-chien qualitative. En course, le chien aidera son maître tout au long du parcours ou par exemple dans les montées … en retour, le maître encouragera son « partenaire » lors de ses baisses d’entrain.

Origines de la discipline …

Peu d’information sont accessibles sur les débuts de la discipline. Cependant, dans les régions où l’enneigement n’est pas total toute l’année, notamment en Scandinavie, les mushers de skijoring et de ski pulka ont commencé à courir avec leur chien pour les entraîner. Cette pratique s’est alors peu à peu développée pour donner naissance au « canicross » actuel.

En France, le sport « canicross » est apparu dans les années 80, avec une première course organisé par le syndicat des vétérinaires de l’époque. Les canicrosseurs courraient alors avec leur chien tenu en laisse. Le matériel dédié n’apparaissant que dans les années 1990. Aujourd’hui, le canicross est un sport reconnu par le ministère de la santé et des sports, délégué à la Fédération des Sports et des Loisirs Canins.

Le matériel …

Le maître est muni d’une ceinture de canicross ou d’un baudrier. Les modèles avec sangles de cuisses doivent être favorisés car elles permettent un meilleur ajustement de la ceinture et empêchent celle-ci de remonter dans le dos pendant la course.

La ligne de trait qui relie le maître et le chien est composée d’une partie amortissant le choc occasionné par la traction du chien. Celle-ci mesure généralement 2 mètres en compétition. La ligne de trait permet de diminuer les à-coups et compenser les changements de rythmes, la différence de vitesse entre le maître et le chien.

Le harnais (c’est là où tout se complique !) doit être adapté à la morphologie de votre chien (selon sa taille et les spécificités de sa race). De nombreux modèles sont disponibles sur le marché … dans tous les cas, le harnais devra être adapté à la morphologie de votre chien (demandez à l’essayer ! ) et rembourré afin de diminuer les frictions qui pourraient occasionner des lésions cutanées. Le choix d’un harnais n’est pas une simple affaire !

Attention, j’entends des personnes dire « j’ai acheté un H Back ou un X Back pour courir avec mon chien » ! Non, ces harnais sont étudiés pour le traîneau et pas pour le canicross. Ces harnais sont vraiment spécifiques et permettent de tracter une charge avec un point d’attache en dessous de la ligne de dos (ce qui n’est pas le cas du canicross !).

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Questions santé et physiologie …

* à l’occasion d’une visite chez le vétérinaire, faites vérifiez l’état cardio-respiratoire de votre chien (c’est du bon sens vous me direz),

* avant d’attaquer vos premières foulées, votre chien aura bien entendu terminé sa croissance ! Environ 12 mois pour un chien de taille moyenne et 8 mois pour les petites races … sinon gare aux problèmes ostéoarticulaires précoces (phénomène arthrosique précoce, risques sur l’articulation coxo-fémorale, etc),

* attention, certaines races de chiens ne sont pas adaptées à cette activité … comme les races chondrodystrophiques (bassets), certaines races brachycéphales (problèmes respiratoires, …) ou encore races lourdes,

* la race de votre chien présente des prédispositions à la luxation de rotule … humm, on pratique une autre discipline c’est préférable,

* votre chien est en surcharge pondérale ? on oublie pour le moment le canicross … on recherche le poids idéal et après on envisage le canicross,

* on n’oublie pas de laisser son chien à jeun 3 heures avant la sortie ! et ce, pour éviter tout symptôme de dilatation-torsion de l’estomac !

* on ne pratique pas sur le bitume (sauf traversée ou portion exceptionnelle) !

* en rentrant de la session, on ne donne pas à manger à son chien de suite !

* et évidement, votre chien aura accès à une alimentation adaptée aux efforts physiques qu’il fournira.

Et pour débuter ? 

Il faut tout d’abord apprendre à son chien à marcher devant son maître et à tracter. Pour beaucoup de chiens ce comportement sera inné …  mais ce passage de l’apprentissage est obligatoire. Il ne faut pas oublié également que cet apprentissage sera plus difficile pour les chiens à qui ont a instruit de marcher au pied sans tirer (confusion assurée !). 

Pour les commandements, il est important d’apprendre à son chien un minimum de commandes de direction … les plus importantes sont le « en avant « , « à droite », « à gauche »  et « stop ». A terme, apprenez aussi au chien à ralentir. Pour ma part, j’utilise le « gauche », « droite », « go » (pour que ma chienne ne confonde pas le « en avant » employé en discipline d’obéissance), le « stop » et le « attend » (pour ralentir). D’autres ordres peuvent compléter l’arsenal (pour la compétition) comme la commande de dépassement.

La progression de l’entraînement est IMPORTANTE. Votre chien aura bien besoin de 2 mois pour adapter son organisme (muscles, tendons, …) à cette nouvelle discipline … donc une progression lente avec alternance de marche et de course … allongement au fur et à mesure des semaines … il faut être patient et privilégier les sorties courtes  pour votre chien … mais aussi pour vous !

Alors bougez avec votre chien ! 

Canémotion ©

Les chiens soldats

chiens soldats

 

« De la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours, les chiens ont servi aux côtés des guerriers les plus vaillants dans les combats les plus décisifs de l’histoire. A l’instar des champs de bataille où ils furent déployés, les chiens de guerre changèrent avec le temps; leurs missions varièrent: détecteurs de mines et de tunnels pour les uns, pisteurs ou éclaireurs pour les autres. À l’heure actuelle, les chiens de guerre sont un atout primordial pour localiser les engins explosifs improvisés, principaux responsables des décès parmi les forces de la coalition en Irak et en Afghanistan. Les chiens sont parfois membres des unités d’opérations spéciales qui mènent des missions clandestines et aident à garder certains des terroristes les plus dangereux de la planète. Ce livre de photographies commence par un hommage à l’action de ces chiens de combat au siècle dernier. Puis il emmène le lecteur découvrir, notamment par des illustrations, le monde de l’apprentissage de ces chiens. Soigneusement sélectionnés, ils subissent un rigoureux entraînement de plusieurs mois leur permettant d’intégrer l’élite des chiens d’utilité militaire. Des dizaines de photos inédites reflètent les liens durables qui se nouent dans la fournaise des combats. Maîtres-chiens et officiers qui vécurent ces moments nous narrent les services désintéressés rendus par leurs partenaires canins en Irak et en Afghanistan. Nombre de ces chiens de guerre ont obtenu une certaine reconnaissance pour leurs actions héroïques. Mais des centaines parmi eux luttent encore contre les souffrances dues à leurs blessures et aux troubles de stress post-traumatiques. Et des douzaines ont péri en remplissant leur devoir. Voici leurs histoires. »

Auteur : Ronald L. Aiello a servi le corps des Marines l’armée américaine de 1964 à 1970. Pendant cette période, Ron a eu l’honneur de servir dans le 1er peloton de chiens éclaireurs des Marines. Avec son chien « Stormy », il forma l’une des trente premières équipes cynophiles à être déployées au Vietnam, au début de 1966.