Boissons vitaminées … et fructose

boisson vitaminée

Article de Directosteo

Les boissons vitaminées ont-elles été promues au rang de boissons aussi saines que l’eau ? Personne ne semble vraiment se poser la question de ce qu’elles sont vraiment depuis qu’elles ont vu le jour il y a quelques années, accompagnant le regain d’affection pour le sport et le fitness dans notre pays. De plus en pus de gens se tournent aujourd’hui vers ces boissons contenant des compléments de vitamines nécessaires à leur entrainement.

La teneur en sucre et le faible apport en vitamines

Il est facile de devenir addict aux boissons vitaminées, d’autant qu’elles sont aujourd’hui recommandées par des célébrités du monde du sport et sponsor de plusieurs équipes dans divers domaines d’excellence. Les ventes de VitaminWater (la marque) s’élevaient à 142 millions d’unités aux états unis seulement en 2009, et ont vraisemblablement continué à progresser depuis.

Cela n’empêche pas de nombreuses critiques de s’élever à l’encontre de ces boissons. Certains les considèrent comme des breuvages hyper caloriques. Le Washigton Post a d’ailleurs enquêté et prouvé qu’une bouteille de Vitamin Water contenait quasiment autant de calories qu’une bouteille du célèbre Coca Cola. Une bouteille de VitaminWater contiendrait à elle seule l’équivalent de 6 cuillères à café de sucre.

Quant aux soit-disant vitamines qu’elles contiendraient, la plupart sont soluble dans l’eau. Elles ne sont pas stockées par votre corps et disparaissent aussi vite que vous les avez ingérées.

Le problème du fructose cristallin

En y regardant de plus près sur la composition des boissons vitaminées, on s’aperçoit qu’elles contiennent une quantité importante de fructose (sous sa forme cristalline) *. Le fructose cristallin est quasiment pur et peut contenir des produits chimiques dangereux pour la santé tels que le plomb ou d’autres métaux lourds.

Il faut savoir que le fructose de synthèse présente des dangers bien plus élevés que le fructose naturel. Le fructose synthétique entraîne une insulinorésistance, qui facilitera généralement la prise de graisse du ventre, et d’autres maladies chroniques.

*  en examinant la composition, qui comprend tout de même 4,6 g de sucre pour 100 ml, à savoir 23 g par bouteille de 500 ml. Le fructose consommé à outrance (plus de 50g dans la journée, soit seulement 3 portions de fruits), peut causer ballonnements et diarrhée. 

Pourquoi choisir une boisson vitaminée quand vous pouvez boire l’eau pure ?

Revenons à la réalité, loin des méandres de la publicité et de ce qu’elle cherche à vous faire avaler. La boisson la plus saine que vous puissiez ingérer est l’eau. L’eau minérale, voire l’eau de source contiennent tous les minéraux dont votre corps a besoin pour être en bonne santé. Quant à l’apport en vitamine, il existe des centaines d’autres façons de le combler.

 

Vous l’aurez compris … Vitaminwater c’est avant tout un produit de la marque « The Coca-Cola Company »

Source : Directosteo – copyright tous droits réservés

Droit des animaux en France … quel est le frein ?

droit animaux

Je partage avec intérêt cet article du Huffingtonpost … extraits …

« Essayez d’aborder la question de la condition animale, à table, au hasard devant un steak-frite. Réaction garantie. On vous regarde du coin de l’oeil, on s’interroge…Encore un lecteur de 30 millions d’amis? Un fan d’Alain Bougrain-Dubourg Pire… un végétalien? Si vous vouliez tuer l’ambiance, c’est gagné. Car en France, droits des animaux ou éthique animale, c’est motus et bouche cousue, sujet tabou. »

« Pourtant, avec plus de 60 millions d’animaux domestiques, les Français sont les champions d’Europe des animaux de compagnie. Sans surprise, quand on leur pose la question, les Français sont d’ailleurs sensibles à la cause animale.  Mais si les droits des animaux ou la question du bien-être animal progressent dans les pays du nord de l’Europe ou encore en Suisse, d’après le Code civil français et malgré quelques progrès, les animaux sont toujours des objets. »

« Un paradoxe? Oui et non. En témoigne la publication le 2 mai de cet ouvrage dont le titre sonne autant comme une évidence: « Les animaux ont des droits ». Au programme des entretiens avec l’éthologue et neuropsychiatre Boris Cyrulnik, la philosophe Élisabeth de Fontenay, ou encore le bioéthicien britannique Peter Singer. Au-delà de ces utiles mises au point sur l’état de la réflexion aujourd’hui, l’ouvrage permet en filigrane de comprendre pourquoi la France a encore autant de mal à parler d’éthique animale. Une réticence aux racines profondes qui nous renvoient à notre histoire et donc à notre culture. »

L’héritage chrétien

« Remontons d’abord loin, très loin en arrière, avant le christianisme et ce bon vieux Jésus. Nous sommes en Palestine et comme le rappelle Élisabeth de Fontenay, des prescriptions hébraïques protègent alors les animaux. Les règles du Shabbat peuvent être transgressées pour sauver la vie d’un animal ou soulager sa souffrance, le bœuf doit y participer sans être muselé, la castration est d’ailleurs interdite, même l’animal qui appartient à l’ennemi doit être aidé s’il est menacé. Et quand on veut manger de la bidoche, on sacrifie l’animal selon un rituel religieux qui rejette sur l’ensemble de la communauté la responsabilité du meurtre. Dans la religion hébraïque, la dimension sacrificielle est d’ailleurs triple: hommes, animaux et même Dieu en sont l’objet, une manière de trinité.

Mais au début de notre histoire, un certain agneau de Dieu va bouleverser cet équilibre. « Le geste du Christ qui se laisse immoler, telle une brebis, pour racheter les péchés des hommes a transformé la nature du sacrifice qui est devenu un acte de pure intériorité et n’a plus rien de rituel, » explique Élisabeth de Fontenay. Avec cet acte, tout change. Le sacrifice s’impose comme l’horizon intérieur de tous les croyants, l’animal est donc exclu de sa dimension symbolique. Voilà qu’il devient un objet, on peut le manger et le museler car il ne fait plus partie du sacré. « Dieu se soucie-t-il des boeufs? » se demandera alors saint Paul. Réponse douze siècle plus tard avec l’amour pour les bêtes d’un saint François d’Assises qui fera figure d’exception confirmant la règle. »

L’erreur de Descartes

« Nous sommes au XVIIe siècle et le véritable drame, c’est maintenant. Un certain René Descartes découvre qu’il pense et donc qu’il est, notamment grâce au langage, ce qui ne simplifie pas la tâche des animaux qui peuvent penser, ressentir, mais ne rien exprimer. Descartes qui est un scientifique place la raison au coeur de toute réflexion, la sensibilité est exclue du raisonnement et les animaux de la pensée. Il développe alors une thèse, qui lui collera à la peau, celle de l’animal-machine.

Descartes aura beau affirmer qu’il n’a « jamais dénié ce que vulgairement on appelle vie, âme corporelle et sens organique » aux animaux, le mal est fait. L’un de ses disciples, Malebranche déclarera après avoir donné un coup de pied dans le ventre d’une chienne, « Ne savez-vous pas que cela ne sent point? », ce qui nous ferait bondir aujourd’hui. Alors pourquoi tant de haine? Selon le Peter Singer, qui convoque un autre disciple de Descartes, le touche à tout Pierre Bayle, le concept de l’animal-machine a eu autant de succès en raison d’un problème théologique immense, l’existence du mal. « Si Dieu est bon et omnipotent, alors pourquoi laisse-t-il les animaux souffrir? » Enlevez-leur la souffrance et le problème est réglé. »

La grande bouffe

« La France se perçoit toujours comme le berceau de la gastronomie, ce qu’elle a été, au point de voir le repas gastronomique à la française inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco. Dans ces conditions, comment s’étonner qu’au pays du foie-gras et du saucisson, le droit des animaux nous reste en travers de la gorge ? Et Peter Singer de déplorer « une sorte de réaction d’orgueil quasi nationaliste en vue de sauver la tradition culinaire française à base de viandes en sauce, elle-même perçue comme menacée. »

« Contrairement à l’Angleterre, où les végétariens étaient encore inhabituels mais tolérés comme de simples originaux, en France notre demande de plats sans viande ni poisson était accueillie avec une hostilité ouverte. C’était, nous l’avons réalisé progressivement, parce que nous tournions le dos à ce que les Français regardent comme l’une des grandes gloires de leur culture : la cuisine. C’était comme si nous avions craché sur le drapeau tricolore. »

« Cette tradition culinaire dérivée du caractère agricole de notre pays explique le sens que l’on donne à l’animalité » estime pour sa part le biologiste Georges Chapouthier. Un bon sens paysan pas toujours aimable avec les bêtes. Ses corollaires historiques? La chasse et la pêche, qui constituent encore des lobbies démesurément puissants en France, à l’image de l’agroalimentaire, le premier employeur de France, et dont la filière viande constitue la colonne vertébrale.

Le syndrome chasse, pêche, nature et tradition

« Avant juin 2012, les chasseurs qui ne représentent que 2% des Français étaient représentés par 27% des députés à l’Assemblée nationale, et 23% des sénateurs, les groupes parlementaires pro-chasse comptant alors 158 membres à l’Assemblée et 79 au Sénat, pour 1,3 millions de chasseurs …  « Un record européen »

« À cela s’ajoutent certaines spécificités culturelles, à l’image de la corrida.  Malgré l’éventualité d’une interdiction en septembre 2012, la corrida est restée légale en France … Pour Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, ce sont les efforts des lobbys taurins et le soutien des membres du gouvernement, aficionados déclarés, qui ont eu raison d’une décision qui allait dans le sens de l’opinion. »

Néanmoins, les défenseurs des droits des animaux s’accordent à dire que le vent semble en train de tourner depuis cinq ans environ.

Les prémices d’une véritable évolution de la société ?

Article complet : http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/02/30-millions-dennemis-pourquoi-la-france-bloque-sur-le-droit-des-animaux_n_3202355.html

L’obésité … et nos animaux

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Selon une vétérinaire canadienne, les animaux de compagnie seraient comme l’homme de plus en plus affectés par un surpoids voire de l’obésité. La faute notamment a un apport alimentaire trop riche. Si l’obésité est aujourd’hui devenue un réel problème de santé publique, elle ne touche pas que les humains mais aussi leurs plus fidèles compagnons. C’est ce dont alerte aujourd’hui Monica Snedden, une vétérinaire et spécialiste en nutrition à la Princess Animal Hospital de Kingston, en Ontario qui établit un constat préoccupant : « Ça devient un très gros problème chez les animaux. Nous observons de plus en plus de cas de diabète et d’arthrite et des problèmes de mobilité », explique t-elle citée par canoe.com.

Pour expliquer ce phénomène croissant, la spécialiste pointe du doigt l’alimentation trop riche de nos amis à quatre pattes et principalement la fâcheuse tendance de certains propriétaires à toujours laisser le bol de nourriture plein. Une manie qui autorise l’animal à manger autant qu’il le souhaite. Or, comme le remarque Monica Snedden, les portions de nourriture sur le marché sont parfois très élevées en calories et en graisses : « une seule tasse de nourriture équivaut parfois à près de 500 calories », souligne t-elle. Elle évoque également la manie d’autres propriétaires de donner des restes de table à leur compagnon. « Les gens ne réalisent pas combien ils ont réellement donné comme portion à leur animal », indique t-elle, ajoutant que, selon la taille de l’animal, une croustille peut être équivalente à un hamburger entier. Néanmoins, la vétérinaire reconnait que choisir la nourriture de son animal n’est pas aujourd’hui une tâche facile. « Il y a tant d’entreprises qui font tellement de nourritures qu’il est difficile pour les gens de savoir celles qui nourrissent adéquatement », reconnait-elle précisant que même si les produits sont annoncés comme frais et biologiques, il est difficile pour les consommateurs de savoir ce qu’ils achètent et de se fier à ce qu’on retrouve dans les rayons.

Un manque d’activité

Outre cette richesse dans l’alimentation, Monica Snedden souligne un second facteur crucial : l’activité de plus en plus réduite de certains animaux qui favorise donc la prise de poids. D’après la spécialiste, la clé est donc d’empêcher ce surpoids de s’installer et pour cela il faut déjà ne pas le nier. « Lorsque nous diagnostiquons une surcharge pondérale, les gens disent qu’au contraire, leur animal est en forme », relève la vétérinaire. Chaque race étant différente, il n’est pas évident pour un propriétaire de repérer toute surcharge de son animal. Pour autant, en cas de surpoids, il faut bien faire attention et ne pas non plus priver l’animal de nourriture. Ne donner qu’une portion réduite pour faire perdre du poids à son compagnon n’est pas suffisant puisque certains de ses besoins nutritionnels pourraient ne pas être remplis, note la spécialiste qui invite les propriétaires à demander conseil à leur vétérinaire.

Votre chien vous semble être en surpoids ! Parlez en à votre vétérinaire !

Source : Maxisciences
Copyright © Gentside Découvertes

Les besoins en exercice physique de nos chiens

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Voici un article de Mon Chien Magazine plus qu’intéressant ! … Les besoins en exercice physique … selon la race !

Nous publions l’intégralité de cet article dont l’auteur est Julie Willems (protégé par le droit d’auteur – Mai 2013)

Un chien a besoin de se dépenser régulièrement pour évacuer toute l’énergie qu’il a en lui. Si ce n’est pas le cas, cette énergie risque de s’accumuler de jour en jour jusqu’à développer un trouble comportemental très fréquent que l’on appelle le trop-plein énergétique.

A races différentes, besoins différents

Ces besoins en exercice varient très fortement d’une race à l’autre en fonction de la raison pour laquelle ladite race a été créée. Les chiens de compagnie par exemple, dont la mission principale est, comme leur nom l’indique, de tenir compagnie au maître, passent la majeure partie de leur temps couchés à ses pieds dans le salon. Leurs besoins en exercice physique seront donc nettement inférieurs à ceux d’un chien de berger, par exemple, qui a été créé pour travailler la journée durant au côté du berger à rassembler les moutons. Nous allons ici faire un petit tour des différentes catégories de races canines afin d’aider les maître à déterminer quels sont exactement les besoins en exercice de leur animal.

Rappelons que les besoins en dépense physique n’ont rien à voir avec la taille du chien. Le Dogue allemand, connu pour être la plus grande des races canines, a des besoins en exercice physique fort limités en comparaison au Jack Russell qui, lui, a constamment besoin de bouger. Ne vous fiez donc pas à la taille de votre animal pour juger de ses besoins mais plutôt à la nature de sa race. Un Jack Russell étant un terrier, chien de chasse par excellence, ses besoins en exercice sont logiquement plus importants que ceux des Dogues, considérés aujourd’hui comme chiens de garde et de compagnie.

Les chiens de compagnie

Un chien dit « de compagnie » tel qu’un Carlin, un Bichon, un Shih tzu ou un Chihuahua se satisfera sans rechigner d’1/2h de promenade quotidienne, si possible en deux fois. Bien sûr même parmi ces races, rares sont les chiens qui refuseront un plus grand tour, mais si vous ne pouvez lui offrir que 2 x 1/4h, vous remplissez déjà grossièrement ses besoins. Parmi ces races de compagnie, on retrouve aujourd’hui des individus dont la mission initiale était le travail mais qui se sont au fil du temps bien adaptés à la vie au coin du feu. Nous citerons par exemple le Yorkshire ou le Cavalier King Charles. Initialement chiens de chasse, ces deux races sont physiquement capables de suivre leur maître lors de longues balades, mais elles se sont si bien adaptées à la vie en intérieur qu’elles ne souffrent pour la plupart pas si l’essentiel de leur journée se limite maintenant à somnoler dans leur panier. Attention toutefois au fait que cela est le cas pour la majorité de ces chiens qui ont vu leur mission évoluer au fil du temps, mais certains individus garderont un besoin physique fort développé. Pour ces races de travail qui sont devenues races de compagnie, visez tout de même une heure de promenade par jour pour être certain de rendre votre chien parfaitement heureux.

Les chiens de chasse

Parmi les chiens de chasse, les besoins diffèrent encore en fonction de la mission exacte que doit accomplir le chien lors de la partie de chasse.

Les rapporteurs, par exemple, tels les labradors et golden retrievers, ont pour mission de courir ramasser la proie qui a été tirée par le chasseur. On attend d’eux d’avoir une excellente condition physique afin de pouvoir suivre le chasseur des heures durant et s’élancer dès le tir récupérer une proie qui peut parfois être tombée fort loin. Ces races sont capables de marcher une journée entière mais on estime qu’elles se satisferont pour la plupart de 2 à 3 h d’exercice par jour. Les Cockers font également partie de ce groupe de chiens de chasse mais c’est une race que l’on considère de plus en plus comme chien de compagnie, à l’instar du Yorkshire et du Cavalier King Charles cités plus haut. En fonction de l’individu, vous aurez alors soit un Cocker très calme et casanier, soit un Cocker fort demandeur de longues promenades. Quoiqu’il en soit, un minimum d’une heure par jour est à respecter.

Les chiens d’arrêt se doivent de détecter l’odeur d’une proie, bien souvent un volatile, et de s’arrêter face à elle dans une position caractéristique, dite « position d’arrêt » pour que le chasseur sache exactement où il doit tirer pour atteindre la proie. A nouveau nous avons là des races aptes à suivre leur maître sur de très longues distances. Les Braques, les Epagneuls, les Setters et les Pointers en font partie. Leurs besoins avoisinent les 2 à 3h d’exercice par jour minimum.

Les rabatteurs ou chiens courants, par contre, sont ces races telles les Beagles qui ont pour mission de détecter à l’odeur la présence d’une proie aux alentours et de courir derrière elle jusqu’à la rabattre devant les yeux du chasseur afin qu’il puisse la tirer sans trop d’effort. Ces chiens doivent pouvoir courir rapidement et sur une longue distance. La plupart d’entre eux sont également utilisés dans la chasse à courre et ils doivent alors être capables de suivre le rythme d’un cheval. Leurs besoins physiques sont donc parmi les plus élevés dans l’espèce canine. Vous avez un Beagle, un chien de Saint-Hubert ou un Basset?  Visez au grand minimum 2h et idéalement 4h par jour pour couvrir convenablement ses besoins.

Enfin, le dernier grand groupe de chiens de chasse concerne les terriers. Il y a les terriers de grande taille tel l’Airedale et les terriers de petite taille tels le Cairn terrier, le Fox terrier ou le Jack Russell. La mission d’un terrier est de dénicher les proies qui croient avoir trouvé refuge dans leur tanière. Leur condition physique peut être moins développée que celle d’un chien courant mais à nouveau ils doivent être capables de suivre le chasseur lors de longues heures de marche. Les besoins seront ici fort différents d’une race à l’autre. Comme nous l’avons vu, le Yorkshire terrier, par exemple, s’est assez bien adapté à une vie d’intérieur. Les Fox terriers  et les Cairn terriers ont besoin de beaucoup d’exercice mais peuvent rester relativement calmes. Une moyenne d’une à deux heures par jour devrait suffire, mais à vérifier en fonction des individus. Le Jack Russell, par contre, n’en a jamais assez. Il faudra à la plupart d’entre eux 3h d’exercice pour obtenir un Jack qui accepte de se coucher dans son panier et d’y rester calme. Au maître donc d’analyser les besoins exacts de son chien et d’y subvenir !

Les chiens de berger

Avec les chiens de chasse, les chiens de berger constituent les deux grands groupes aux besoins en exercice physique les plus élevés. Comme pour l’animal qui accompagne son maître à la chasse, le chien de berger doit pouvoir rester des journées entières à l’extérieur à accompagner son maître, le berger. Ils doivent être capables de tenir sur la distance, donc d’avoir une bonne endurance, mais également de réagir rapidement en faisant des pointes de vitesse lorsqu’un mouton s’est éloigné du troupeau et qu’il faut le ramener au plus vite dans le droit chemin. Pour certaines races, telles que le Border Collie, la condition physique est encore plus développée que celle des chiens de chasse. En plus d’un exercice physique suffisant, ces races ont également besoin d’exercice intellectuel. En effet, leur aptitude au travail les a pourvus au fil des sélections de capacités intellectuelles fortement développées. Si on ne les stimule pas suffisamment, ils tombent alors très vite dans l’ennui profond. Parmi les bergers, on connaît le Beauceron (ou Berger de Beauce), le Briard (ou Berger de Brie), le Berger Picard, le Bobtail, le Colley et bien sûr le Berger allemand et les différents Bergers belges. Tous ces chiens ont des besoins avoisinant les 3 à 5 h d’exercice par jour et préfèrent nettement gambader dans un jardin que somnoler sur la moquette.  Quant au Border collie, chien d’extérieur par excellence, 5 à 6h par jour constituent son besoin théorique. Une race à ne pas mettre entre toutes les mains, donc ! Malheureusement à la mode en ce moment, nombreux sont ceux qui, évidemment, ne reçoivent pas leur quota en exercice physique et intellectuel et développent des troubles comportementaux profonds directement liés à ce manque d’activité.

Les « intermédiaires »

Nous avons discuté jusqu’à présent des chiens de compagnie dont les besoins en exercice physique sont parmi les plus légers et des chiens de chasse et chiens de berger dont les besoins sont les plus importants. Un chien de compagnie se satisfera donc normalement d’une demi-heure d’exercice par jour, bien qu’il ne rechignera que rarement à se promener une heure. Les chiens de chasse et chiens de bergers, quant à eux, ont des besoins variant entre 2h et 6h par jour ! Tous les autres groupes de races se situent entre ces deux catégories, c’est-à-dire que l’on peut quantifier leurs besoins physiques à une à deux heures par jour en moyenne. On pense notamment au groupe des molossoïdes constitué de beaucoup de races variées. Certaines, telles que le Boxer, le Léonberg, le Rottweiler et le Bouvier bernois ont un besoin en exercice moyen, c’est-à-dire qu’une heure-une heure et demie par jour devrait leur suffire. Les Bullmastiff, Bulldogs, Bouledogues français, Mâtin de Naples, Terre-Neuve, faisant pourtant partie de la même catégorie, ont des besoins en exercice limités. Une petite sortie quotidienne d’1/2h assortie d’une ou deux promenades hebdomadaires un peu plus longues leur suffiront amplement. Nous ne conseillerons toutefois pas la vie en appartement aux Bullmastiff, Mâtin de Naples et Terre-neuve qui, malgré leur faible goût pour les longues balades, sont tout de même des chiens d’extérieur.

Quant aux races de Lévriers, qui constituent une catégorie à eux seuls, tout le monde sait qu’ils furent autrefois utilisés pour la chasse et ensuite pour la course. Leurs besoins en exercice sont donc assez importants : 2 à 3h de promenade par jour sont à respecter. Cependant, étant spécifiquement friands de vitesse, vous pourrez envisager de les emmener lors de vos sorties à vélo et pourrez alors réduire le temps de balade à 1 ou 2h, puisque le rythme sera plus rapide.

Subvenir aux besoins de son chien

A la fin de la rédaction de cet article, j’imagine facilement quantité de lecteurs contrariés, vexés voire moqueurs à la lecture du nombre d’heures par jour qu’il leur est recommandé de consacrer à leur chien. J’imagine que la plupart, en démarrant la lecture, s’attendaient à des conseils de promenade allant de 1/4h à grand maximum 1h par jour. J’imagine aussi que la plupart sont assez fiers d’annoncer qu’ils promènent leur chien une fois par semaine, ce qui pour eux suffit amplement. Je les suppose alors peut-être outrés de me voir parler de plusieurs heures de dépense quotidienne. Et cela est logique. Logique parce qu’aujourd’hui on conçoit un chien comme une petite chose qui égayera notre vie, comme un jouet pour les enfants ou comme une simple boule de poils affectueuse qui réchauffera nos soirées d’hiver. On en est arrivés à oublier la fonction première d’un chien.

La belle histoire du chien et de l’homme

L’association entre l’homme et le chien date d’une quinzaine de milliers d’années. L’homme préhistorique s’est en effet rendu compte que le chien-loup chassait les mêmes proies que lui et qu’il disposait d’aptitudes dont lui-même manquait. Il en a alors conclu que l’association de leurs deux techniques de chasse leur permettrait à tous deux d’obtenir de meilleurs résultats. Ensuite, après une première domestication qui s’est évidemment étalée sur de nombreuses centaines d’années, le chien a également été utilisé par l’homme pour surveiller l’entrée de la grotte et le prévenir de l’arrivée d’un prédateur éventuel par ses aboiements. Bien des milliers d’années plus tard, le chien a été utilisé pour la chasse toujours (chien de chasse), mais aussi pour regrouper le bétail (chien de berger), pour éloigner les importuns (chien de garde), pour pister les hors-la-loi et leurs substances illicites (chien policier) ou pour retrouver des victimes (chiens d’avalanche ou de décombres). Le chien a donc de tout temps été domestiqué et sélectionné dans un but de travail. Il restait à l’extérieur et se dépensait beaucoup dans l’exercice de son travail. Puis un beau jour nous avons décidé que nous le ferions bien rentrer à l’intérieur de nos maisons. Nous avons pensé qu’en plus le chien pourrait nous apporter cette affection dont la plupart d’entre nous manque cruellement. Enfin nous en sommes venus à ce mode de vie actuel où la femme travaille au même titre que l’homme, où en plus de travailler on doit s’occuper des enfants et des tâches ménagères. Une vie où l’on n’arrête plus de courir et où, s’il reste de la place, on l’utilisera aux loisirs.

Le chien d’aujourd’hui

Et dans tout ceci, que vient faire le chien ? Elément décoratif ? Amusement pour les après-midi de jeux des enfants ? Objet affectueux qui nous est bien utile lorsque l’on se sent seul et triste ? Et l’on oublie que lui aussi il a des besoins. Et parmi eux le besoin de se dégourdir les pattes, de se dépenser, de vagabonder à l’extérieur, de travailler, d’utiliser ses fonctions intellectuelles. Et l’on s’étonne enfin que les troubles comportementaux soient apparus chez nos toutous il y a quelques dizaines d’années. S’il détruit, qu’il est agressif ou qu’il ne fait que gémir, c’est qu’il a un problème, lui ! Il suffit alors pour certains d’aller le déposer dans un refuge et d’en changer. Malheureusement, ce n’est pas le chien qui a un problème, c’est nous, nous qui avons drastiquement modifié notre mode de vie ces dernières années et reprochons au chien de ne pas nous avoir suivi. Certains s’y sont adaptés, oui. Certaines nouvelles races de compagnie ont été créées, qui se satisfont de cette vie sédentaire au coin du feu. Mais la plupart ne s’y sont pas adaptés, et leurs besoins en exercice sont restés les mêmes. D’autant qu’à côté de leur nouveau rôle, on veut à raison garder les capacités du chien pour continuer à l’utiliser au travail. Le berger a encore besoin d’un Border Collie avec toutes ses capacités physiques et intellectuelles. Et à côté de cela, la famille débordée d’activités souhaite également un Border Collie, parce que c’est beau, parce que c’est à la mode, mais dans ce cas on n’a que faire de ses capacités physiques et intellectuelles, voire on les ignore totalement. Alors quoi ? Il faudrait créer un Border Collie de travail et un autre de vie de famille ? Le pire c’est que l’on en serait capables !

Choisir la race adaptée

Non, c’est à nous de nous adapter aux chiens et à leurs besoins. A nous de choisir une race en accord avec le temps que l’on peut lui accorder et non en fonction de la mode actuelle ou de l’effet qu’elle fera sur les copains. Et s’il est trop tard, que vous avez acquis un Border Collie ou un Jack Russell qui ne tient pas en place, prenez vos responsabilités et changez votre mode de vie dans la mesure du possible pour offrir à votre chien cette vie dont il a besoin. Trop difficile répondrez-vous ? Pas forcément ! Au lieu de passer 2 à 3h devant la télévision tous les soirs, commencez simplement par les remplacer par 2 à 3h de balade avec votre toutou. Au lieu de faire des allers retours inutiles en conduisant vos enfants à leurs activités, prenez votre chien avec vous et promenez-le dans les environs durant l’heure d’activité de votre enfant. Au lieu de passer votre samedi après-midi en shopping, passez-le en forêt avec votre fidèle compagnon. Il vous en remerciera et vous verrez que votre vie et la relation qui vous lie à lui n’en sera que meilleure.

Article rédigé par Julie Willems et protégé par le droit d’auteur – Mai 2013 

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