Préparation Physique du Chien de Sport

Préparation du chien de Sport

Qu’est ce que la Préparation Physique du chien de Sport & de Travail chez Canémotion ? 

Véritables sportifs (quelques fois de haut-niveau), les chiens de sport, de travail et d’utilité ont un appareil locomoteur mis à rude épreuve. Les lésions musculaires et ostéoarticulaires peuvent ainsi être rencontrées tout au long de l’année.

  La préparation physique permet de prévenir les lésions et d’optimiser les performances (physiques et mentales) du chien de sport.

   Des interruptions d’entraînement au cours de l’année peuvent être observées chez les chiens de sport (en fct de la t° extérieure par exemple). Le travail à l’eau permet de s’affranchir des ces périodes d’interruption au cours de l’année.

   Grâce à des équipements spécifiques (bassin de nage à contre-courant, tapis roulant immergeable), le travail à l’eau va permettre :

   de gagner en puissance musculaire, force, vélocité, rapidité pour l’effort court et intense (agility, lévrier de course, RCI, …)… la préparation physique permettra également d’améliorer la tolérance à l’acide lactique, d’améliorer la gestuelle de l’effort, de prévenir les accidents musculaires, d’améliorer la tonicité des structures tendineuses et ligamentaires, etc

   d’améliorer les capacités cardio-respiratoires du chien pour l’effort long et l’endurance, de faciliter la récupération après un travail intense (traîneau, ski joering, canicross, chasse, …).

    d’adapter un plan d’entrainement structuré pour atteindre une charge progressive et croissante

    tout en réduisant la portance et donc sans aucune contrainte sur les articulations du chien.

Merci de respecter les Droits d’Auteur – Canémotion ©

 

Photos :  Kriek et Yann Latrompette * Champion de France de Ski Joering 2014* 7ème Championnat d’Europe de Ski Joering – Finland

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Kriek – Entraînement Nage à contre courant au Centre Canémotion 

http://www.canemotion.fr

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Canicross … et si on s’y mettait ?

Vous êtes en bonne santé et votre chien aussi, vous aimez les sports de nature, l’endurance, les sensations fortes, le défilement, les paysages et parcours variés ? Vous souhaitez renforcer votre complicité avec votre chien ? Vous souhaitez accéder à un sport canin peu coûteux ?

Et pourquoi pas essayer le canicross ? 

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Canicross de Pressins (12 & 13 mai 2012)

 

Le canicross est un sport canin accessible à tous. Le maître, équipé d’un baudrier court derrière son chien qui le tracte à l’aide d’un harnais et d’une ligne de trait. Pourquoi courir avec son chien ? Pour se faire plaisir mais aussi pour gagner en vitesse et en motivation ! Et tout ça avec une relation maître-chien qualitative. En course, le chien aidera son maître tout au long du parcours ou par exemple dans les montées … en retour, le maître encouragera son « partenaire » lors de ses baisses d’entrain.

Origines de la discipline …

Peu d’information sont accessibles sur les débuts de la discipline. Cependant, dans les régions où l’enneigement n’est pas total toute l’année, notamment en Scandinavie, les mushers de skijoring et de ski pulka ont commencé à courir avec leur chien pour les entraîner. Cette pratique s’est alors peu à peu développée pour donner naissance au « canicross » actuel.

En France, le sport « canicross » est apparu dans les années 80, avec une première course organisé par le syndicat des vétérinaires de l’époque. Les canicrosseurs courraient alors avec leur chien tenu en laisse. Le matériel dédié n’apparaissant que dans les années 1990. Aujourd’hui, le canicross est un sport reconnu par le ministère de la santé et des sports, délégué à la Fédération des Sports et des Loisirs Canins.

Le matériel …

Le maître est muni d’une ceinture de canicross ou d’un baudrier. Les modèles avec sangles de cuisses doivent être favorisés car elles permettent un meilleur ajustement de la ceinture et empêchent celle-ci de remonter dans le dos pendant la course.

La ligne de trait qui relie le maître et le chien est composée d’une partie amortissant le choc occasionné par la traction du chien. Celle-ci mesure généralement 2 mètres en compétition. La ligne de trait permet de diminuer les à-coups et compenser les changements de rythmes, la différence de vitesse entre le maître et le chien.

Le harnais (c’est là où tout se complique !) doit être adapté à la morphologie de votre chien (selon sa taille et les spécificités de sa race). De nombreux modèles sont disponibles sur le marché … dans tous les cas, le harnais devra être adapté à la morphologie de votre chien (demandez à l’essayer ! ) et rembourré afin de diminuer les frictions qui pourraient occasionner des lésions cutanées. Le choix d’un harnais n’est pas une simple affaire !

Attention, j’entends des personnes dire « j’ai acheté un H Back ou un X Back pour courir avec mon chien » ! Non, ces harnais sont étudiés pour le traîneau et pas pour le canicross. Ces harnais sont vraiment spécifiques et permettent de tracter une charge avec un point d’attache en dessous de la ligne de dos (ce qui n’est pas le cas du canicross !).

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Questions santé et physiologie …

* à l’occasion d’une visite chez le vétérinaire, faites vérifiez l’état cardio-respiratoire de votre chien (c’est du bon sens vous me direz),

* avant d’attaquer vos premières foulées, votre chien aura bien entendu terminé sa croissance ! Environ 12 mois pour un chien de taille moyenne et 8 mois pour les petites races … sinon gare aux problèmes ostéoarticulaires précoces (phénomène arthrosique précoce, risques sur l’articulation coxo-fémorale, etc),

* attention, certaines races de chiens ne sont pas adaptées à cette activité … comme les races chondrodystrophiques (bassets), certaines races brachycéphales (problèmes respiratoires, …) ou encore races lourdes,

* la race de votre chien présente des prédispositions à la luxation de rotule … humm, on pratique une autre discipline c’est préférable,

* votre chien est en surcharge pondérale ? on oublie pour le moment le canicross … on recherche le poids idéal et après on envisage le canicross,

* on n’oublie pas de laisser son chien à jeun 3 heures avant la sortie ! et ce, pour éviter tout symptôme de dilatation-torsion de l’estomac !

* on ne pratique pas sur le bitume (sauf traversée ou portion exceptionnelle) !

* en rentrant de la session, on ne donne pas à manger à son chien de suite !

* et évidement, votre chien aura accès à une alimentation adaptée aux efforts physiques qu’il fournira.

Et pour débuter ? 

Il faut tout d’abord apprendre à son chien à marcher devant son maître et à tracter. Pour beaucoup de chiens ce comportement sera inné …  mais ce passage de l’apprentissage est obligatoire. Il ne faut pas oublié également que cet apprentissage sera plus difficile pour les chiens à qui ont a instruit de marcher au pied sans tirer (confusion assurée !). 

Pour les commandements, il est important d’apprendre à son chien un minimum de commandes de direction … les plus importantes sont le « en avant « , « à droite », « à gauche »  et « stop ». A terme, apprenez aussi au chien à ralentir. Pour ma part, j’utilise le « gauche », « droite », « go » (pour que ma chienne ne confonde pas le « en avant » employé en discipline d’obéissance), le « stop » et le « attend » (pour ralentir). D’autres ordres peuvent compléter l’arsenal (pour la compétition) comme la commande de dépassement.

La progression de l’entraînement est IMPORTANTE. Votre chien aura bien besoin de 2 mois pour adapter son organisme (muscles, tendons, …) à cette nouvelle discipline … donc une progression lente avec alternance de marche et de course … allongement au fur et à mesure des semaines … il faut être patient et privilégier les sorties courtes  pour votre chien … mais aussi pour vous !

Alors bougez avec votre chien ! 

Canémotion ©

Dock Diving

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Le Dock Diving (aussi appelé « Dock Dogs » ou « Dock Jumping » ) est né en 1997 à l’initiative de l’ « Incredible Dog Challenge » organisé par le fournisseur de croquettes Purina. Depuis 2000, cette discipline s’est développée et ces évènements canins sont désormais largement connus aux USA, Australie et Royaume Uni.

Ce sport se compose de trois disciplines :

  • Big air : saut en longueur
  • Extreme Vertical : saut en hauteur
  • Speed retrieve : vitesse chronométrée jusqu’à la prise d’un aportable

Pour ces disciplines , le chien s’élance d’un quai (le « dock » qui mesure en général 11 à 12 m de long) et l’atterrissage se réalise en toute sécurité dans une piscine de 1,20 m de profondeur. La distance de saut est mesurée électroniquement (par vidéo numérique et arrêt sur image) ou dans certains cas manuellement par les juges. Chaque équipe réalise 2 sauts pour le classement.

Par ailleurs, si on note que cette discipline a débuté surtout avec des labradors … elle estaujourd’hui représentée par toute race et toute taille !

Le record mondial et le maître incontestable de cette discipline est Vhoebe a non seulement remporté la victoire dans la catégorie saut en longueur du championnat Purina Pro Plan Incredible Dog Challenge National, mais il a aussi battu le record du monde et surpassé les performances humaines dans ce domaine sportif.

vidéo d’illustration

©  J. Claeyssen &   Canémotion  

Le chien sait-il nager naturellement ?

NON … le chien ne sait pas nager naturellement (ou alors certaines races seulement) ! Cette capacité à nager est individuelle.

Arrêtons nous sur les principes de motricité dans l’eau

Lors de la nage, les membres ne reposent sur aucun appui fixe contrairement à la marche. Que ce soit pour le chien comme pour l’homme, lors de la nage, se pose un problème relatif à l’équilibre. Le corps immergé dans l’eau est soumis à la Poussée d’ARCHIMEDE et à la PESANTEUR. Grâce à ces lois existantes dans l’eau, le corps de l’animal immergé peut se stabiliser à un niveau variable suivant sa flottabilité.

Rappel : dans l’eau le corps est soumis à 2 forces opposées : une force dirigée vers le bas proportionnelle au poids du corps, et une force dirigée vers le haut proportionnelle à son volume (Poussée d’Archimède).

Les densités relatives (variation de poids spécifiques) des différentes parties de l’animal aboutissent in fine à une chute des membres postérieurs vers le fond de l’eau ! En effet, le poids spécifique de l’animal et la Poussée d’Archimède ne sont plus « alignés ». Pourquoi ? Car il y a une différence entre la répartition du poids du corps et la répartition de son volume … les membres postérieurs ont un volume assez faible mais un poids élevé … à l’inverse la cage thoracique du chien (remplie d’air) présente un volume important et un poids faible !

On parle de couple de redressement que subit l’animal lorsqu’il est dans l’eau sans appui (voir schéma ci-dessous).

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Exemple pour l’homme :

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Idéalement, il faut évitement ce redressement et s’équilibrer horizontalement … donc le chien devrait basculer sa tête vers l’avant, enfoncer ses membres antérieurs dans l’eau (au lieu de pagayer à la surface de l’eau) … et tous les chiens ne savent pas !!! De plus, par autoprotection le chien a tendance à redresser la tête, à pagayer outrageusement des antérieurs … on obtient l’effet inverse avec une amplification du couple de redressement. L’arrière main commence à couler … l’animal finit pratiquement à la verticale … Attention SITUATION DANGEREUSE ! … Le chien va couler !

Suivant les chiens et leurs morphologies (masse graisseuse sur l’arrière main par ex.), le centre de gravité ne sera pas le même et le phénomène sera donc différent (couple de redressement moins amplifié).

Alors … cet été … pensez au couple de redressement … et si votre chien commence à présenter des difficultés … veillez à alléger son arrière main au cours de la nage … et s’il ne sait vraiment pas nager … utilisez un gilet de flottaison ! Et préférez des eaux calmes au départ !

Vigileance … et bon plongeon !

Respectez les droits d’auteurs – Canémotion © 

Comment est diagnostiqué un incident musculaire chez le chien de sport ?

Le diagnostic de l’accident musculaire s’avère difficile … il consiste en un examen visuel, une palpation des structures musculaires symétriques et l’étude des commémoratifs.

Le chien de sport n’extériorise que peu la douleur ainsi le chien peut ne présenter aucune boiterie, ni de douleur franche mais une simple baisse de performance ou une modification de l’allure.

Des clichés radiographiques des zones en cause peuvent être pris afin d’éliminer tout diagnostic de fracture ou d’avulsion.

Il est également possibles de réaliser des explorations fonctionnelles en réalisant des dosages biochimiques. En effet, lors d’une destruction musculaire, la quantité de créatine circulante augmente dans la circulation générale. Cependant, cette augmentation n’est pas spécifique (puisqu’elle est naturelle chez le chien de sport suite à une séance de travai). L‘échographie, le scanner et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) donnent également une vue directe du muscle et de l’ensemble de la région, remplaçant ainsi très avantageusement les clichés radiographiques standard.

La radiologie standard n’a que peu d’intérêt dans le diagnostic de lésion musculaire. Elle est réalisée surtout pour éliminer un autre diagnostic et pour rechercher une atteinte osseuse après un traumatisme violent ou un arrachement. Elle est complémentaire de l’examen échographique qui lui est centré presque exclusivement sur l’étude des parties molles. L’échographie permet de préciserl’étendue des lésions musculaires (dissociation  ou rupture de fibres, volume, localisation des hématomes).

L’IRM est l’examen le plus performant pour faire le diagnostic d’une lésion musculaire. Cependant le coût et surtout la disponibilité de l’IRM en limite l’accès … ses indications doivent de ce fait être précises et limitées.

Dans tous les cas de lésions musculaires et pour obtenir une bonne récupération musculaire, il faut absolument éviter :

* de masser les masses musculaires du chien lors de processus aigu !

* d’autoriser l’appui lors de rupture partielle ou totale des fibres musculaires

* de ne pas respecter le temps de repos

* d’immobiliser sous plâtre

* de rééduquer trop tôt c’est-à-dire avant cicatrisation

Références : Virginie  FOURIEZ – LABLÉE

Les éléments de cet article sont donnés à titre informatif !  Votre vétérinaire reste votre meilleur interlocuteur en cas de problèmes de santé de votre compagnon !  Et rappelez vous … un diagnostic ne peut être réalisé que par votre vétérinaire !

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