Thinking …

dog_3

 

Avant de penser à donner des droits aux animaux, ne faut-il pas d’abord s’occuper de ceux des hommes?

« C’est un raisonnement fallacieux, connu sous le nom de « sophisme du pire ». Il consiste à dire que X n’est pas un problème puisqu’il y a pire que X, et que l’on devrait donc concentrer toute son énergie sur ce pire que X. Non seulement ceux qui professent ce genre de conseil seraient bien en mal de l’appliquer eux-mêmes – consacrent-ils tout leur temps à la résolution de ce qu’il y a de pire sur terre ? – mais ils présupposent une contradiction qui dans les faits n’existe pas. S’occuper du bien-être des taureaux de corrida empêche-t-il de prendre soin des hommes ? En réalité, ce sont souvent ceux qui citent les enfants du tiers-monde comme un prétexte pour ne pas se soucier des animaux qui ne font strictement rien ni pour les uns ni pour les autres, alors qu’une grande partie de ceux qui se soucient du bien-être des animaux militent également contre la misère humaine, parce que l’humanitarisme intelligent passe la frontière des espèces. »

…  Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, enseignant-chercheur à la Faculté de droit de l’Université McGill (Canada)

Surveillance chiens et enfants !

Invitation à découvrir cet article d’Adcanes sur les chiens … et nos enfants !

enfant

Ce conseil est donné fréquemment : surveillez vos chiens et les enfants quand ils sont ensemble. Les éleveurs mettent en garde les parents en leur disant de : « ne pas laisser le chien seul avec les enfants, peu importe la race ». Les vétérinaires conseillent de : « ne jamais laissez un chien et un enfant dans la même pièce ». Les éducateurs canins expliquent que : « tous les chiens peuvent mordre, il faut donc surveiller votre chien lorsque vous avez des enfants ». Tout le monde connaît le refrain. Alors pourquoi ça ne fonctionne pas ? Pourquoi il y a t’il environ 800 000 américains qui consultent chaque année un médecin pour des morsures de chien, dont plus de la moitié concerne des enfants âgés de 5 à 9 ans ?

Les morsures ne proviennent pas toujours d’une négligence comme le fait de laisser Fido s’occuper du bébé pendant que maman fait les tâches ménagères sans se soucier de l’enfant. En fait, sur les centaines de consultations concernant des morsures de chien, dans 95% des cas le parent se tenait à moins d’1 mètre de l’enfant et voyait le chien et l’enfant quand celui-ci a été mordu. Les parents surveillent. Le problème n’est pas le manque de surveillance. Le problème est que personne n’a appris aux parents ce qu’ils devaient surveiller.

Les parents n’ont généralement pas reçu d’enseignement sur ce qui constitue un bon langage corporel du chien et ce qui constitue une situation d’urgence entre le chien et l’enfant. Les parents n’ont généralement pas la connaissance de la série d’indices corporels prévisibles qui indiquent que le chien peut mordre. Et ce qui complique encore les choses, la plupart des parents restent perplexes sur les bonnes intentions de l’enfant et ne parviennent pas à voir quand un chien présente des signes de stress. La bonne nouvelle est que tout cela est facile à apprendre ! Nous pouvons tous nous améliorer.

Voici une liste simpliste qui devrait vous aider à améliorer vos compétences de surveillance :

* Surveillez le langage corporel du chien. Le bon langage corporel du chien doit être détendu, lâche et « ondulé » (wiggly). Regardez les courbes que forme le corps de votre chien quand il est autour d’un enfant. Un raidissement et un blocage chez le chien ne sont pas des bons signes. Si vous voyez votre chien se crisper, ou s’il se déplace en haletant et en retenant son souffle (il s’arrête d’haleter), vous devez intervenir. Ce sont les premiers signes qui indiquent que votre chien n’est pas à l’aise.

* Surveillez les comportements inappropriés de l’humain. Il faut intervenir si votre enfant grimpe ou tente de monter sur votre chien. Il faut intervenir si votre enfant tire les oreilles, la queue, lèvent les babines ou pousse de quelque façon que ce soit le chien. Ne vous émerveillez pas devant la patience d’ange que fera preuve votre chien s’il est prêt à tolérer toutes ces singeries. Et s’il vous plaît, ne publiez pas de vidéo sur Youtube ! Soyez reconnaissants que votre chien ait une bonne inhibition de la morsure et intervenez avant qu’il soit trop tard.

* Surveillez les trois signaux de stress facilement observables chez votre chien.Chacun d’entre eux indique que vous devez intervenir et séparer l’enfant et le chien :

– Le bâillement en dehors du contexte de l’éveil
– Les yeux en demi-lune. Cela signifie que vous devriez voir le blanc des bords extérieurs des yeux de votre chien.
– Se pourlèche les babines en dehors du contexte de l’alimentation.

* Surveillez les comportements d’évitement. Si votre chien s’éloigne d’un enfant, il faut intervenir pour empêcher l’enfant de poursuivre le chien. Un chien qui choisit de s’éloigner fait un excellent choix. Il dit : « Je n’ai pas vraiment envie d’être dérangé, alors je m’en vais ». Toutefois, lorsque vous ne parvenez pas à respecter son choix et que vous permettez à votre enfant de continuer à le suivre, il est probable que le prochain choix du chien sera :« Puisque je ne peux pas sortir, je vais grogner ou mordre ce gamin afin de l’éloigner ». S’il vous plaît, ne forcez pas votre chien à faire ce choix.

* Ecouter les grognements. Je ne compte plus les fois où j’ai entendu des parents dire :« Oh, il a grogné tout ce temps mais nous n’avons pas imaginé qu’il allait mordre. » Le comportement du chien, y compris l’agression, est sur un continuum. Pour les chiens, grogner est un signe d’alerte précoce de l’agression. Tenez en compte. Si le grognement ne fonctionne pas, le chien pourra aller plus loin en claquant des dents ou en mordant. Le grognement est un indice qui demande une intervention immédiate entre le chien et l’enfant.

Pour les propriétaires d’animaux, en particulier ceux qui ont aussi des enfants, merci de surveiller votre chien ! Etant éducateur canin et mère de 2 enfants, je sais que ce n’est pas facile de jongler avec les chiens et les enfants. Il faut donc faire preuve de patience, de compréhension et de beaucoup de surveillance.

Adcanes ©

Source : Robin Bennetthttp://www.robinkbennett.com

Droit des animaux en France … quel est le frein ?

droit animaux

Je partage avec intérêt cet article du Huffingtonpost … extraits …

« Essayez d’aborder la question de la condition animale, à table, au hasard devant un steak-frite. Réaction garantie. On vous regarde du coin de l’oeil, on s’interroge…Encore un lecteur de 30 millions d’amis? Un fan d’Alain Bougrain-Dubourg Pire… un végétalien? Si vous vouliez tuer l’ambiance, c’est gagné. Car en France, droits des animaux ou éthique animale, c’est motus et bouche cousue, sujet tabou. »

« Pourtant, avec plus de 60 millions d’animaux domestiques, les Français sont les champions d’Europe des animaux de compagnie. Sans surprise, quand on leur pose la question, les Français sont d’ailleurs sensibles à la cause animale.  Mais si les droits des animaux ou la question du bien-être animal progressent dans les pays du nord de l’Europe ou encore en Suisse, d’après le Code civil français et malgré quelques progrès, les animaux sont toujours des objets. »

« Un paradoxe? Oui et non. En témoigne la publication le 2 mai de cet ouvrage dont le titre sonne autant comme une évidence: « Les animaux ont des droits ». Au programme des entretiens avec l’éthologue et neuropsychiatre Boris Cyrulnik, la philosophe Élisabeth de Fontenay, ou encore le bioéthicien britannique Peter Singer. Au-delà de ces utiles mises au point sur l’état de la réflexion aujourd’hui, l’ouvrage permet en filigrane de comprendre pourquoi la France a encore autant de mal à parler d’éthique animale. Une réticence aux racines profondes qui nous renvoient à notre histoire et donc à notre culture. »

L’héritage chrétien

« Remontons d’abord loin, très loin en arrière, avant le christianisme et ce bon vieux Jésus. Nous sommes en Palestine et comme le rappelle Élisabeth de Fontenay, des prescriptions hébraïques protègent alors les animaux. Les règles du Shabbat peuvent être transgressées pour sauver la vie d’un animal ou soulager sa souffrance, le bœuf doit y participer sans être muselé, la castration est d’ailleurs interdite, même l’animal qui appartient à l’ennemi doit être aidé s’il est menacé. Et quand on veut manger de la bidoche, on sacrifie l’animal selon un rituel religieux qui rejette sur l’ensemble de la communauté la responsabilité du meurtre. Dans la religion hébraïque, la dimension sacrificielle est d’ailleurs triple: hommes, animaux et même Dieu en sont l’objet, une manière de trinité.

Mais au début de notre histoire, un certain agneau de Dieu va bouleverser cet équilibre. « Le geste du Christ qui se laisse immoler, telle une brebis, pour racheter les péchés des hommes a transformé la nature du sacrifice qui est devenu un acte de pure intériorité et n’a plus rien de rituel, » explique Élisabeth de Fontenay. Avec cet acte, tout change. Le sacrifice s’impose comme l’horizon intérieur de tous les croyants, l’animal est donc exclu de sa dimension symbolique. Voilà qu’il devient un objet, on peut le manger et le museler car il ne fait plus partie du sacré. « Dieu se soucie-t-il des boeufs? » se demandera alors saint Paul. Réponse douze siècle plus tard avec l’amour pour les bêtes d’un saint François d’Assises qui fera figure d’exception confirmant la règle. »

L’erreur de Descartes

« Nous sommes au XVIIe siècle et le véritable drame, c’est maintenant. Un certain René Descartes découvre qu’il pense et donc qu’il est, notamment grâce au langage, ce qui ne simplifie pas la tâche des animaux qui peuvent penser, ressentir, mais ne rien exprimer. Descartes qui est un scientifique place la raison au coeur de toute réflexion, la sensibilité est exclue du raisonnement et les animaux de la pensée. Il développe alors une thèse, qui lui collera à la peau, celle de l’animal-machine.

Descartes aura beau affirmer qu’il n’a « jamais dénié ce que vulgairement on appelle vie, âme corporelle et sens organique » aux animaux, le mal est fait. L’un de ses disciples, Malebranche déclarera après avoir donné un coup de pied dans le ventre d’une chienne, « Ne savez-vous pas que cela ne sent point? », ce qui nous ferait bondir aujourd’hui. Alors pourquoi tant de haine? Selon le Peter Singer, qui convoque un autre disciple de Descartes, le touche à tout Pierre Bayle, le concept de l’animal-machine a eu autant de succès en raison d’un problème théologique immense, l’existence du mal. « Si Dieu est bon et omnipotent, alors pourquoi laisse-t-il les animaux souffrir? » Enlevez-leur la souffrance et le problème est réglé. »

La grande bouffe

« La France se perçoit toujours comme le berceau de la gastronomie, ce qu’elle a été, au point de voir le repas gastronomique à la française inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco. Dans ces conditions, comment s’étonner qu’au pays du foie-gras et du saucisson, le droit des animaux nous reste en travers de la gorge ? Et Peter Singer de déplorer « une sorte de réaction d’orgueil quasi nationaliste en vue de sauver la tradition culinaire française à base de viandes en sauce, elle-même perçue comme menacée. »

« Contrairement à l’Angleterre, où les végétariens étaient encore inhabituels mais tolérés comme de simples originaux, en France notre demande de plats sans viande ni poisson était accueillie avec une hostilité ouverte. C’était, nous l’avons réalisé progressivement, parce que nous tournions le dos à ce que les Français regardent comme l’une des grandes gloires de leur culture : la cuisine. C’était comme si nous avions craché sur le drapeau tricolore. »

« Cette tradition culinaire dérivée du caractère agricole de notre pays explique le sens que l’on donne à l’animalité » estime pour sa part le biologiste Georges Chapouthier. Un bon sens paysan pas toujours aimable avec les bêtes. Ses corollaires historiques? La chasse et la pêche, qui constituent encore des lobbies démesurément puissants en France, à l’image de l’agroalimentaire, le premier employeur de France, et dont la filière viande constitue la colonne vertébrale.

Le syndrome chasse, pêche, nature et tradition

« Avant juin 2012, les chasseurs qui ne représentent que 2% des Français étaient représentés par 27% des députés à l’Assemblée nationale, et 23% des sénateurs, les groupes parlementaires pro-chasse comptant alors 158 membres à l’Assemblée et 79 au Sénat, pour 1,3 millions de chasseurs …  « Un record européen »

« À cela s’ajoutent certaines spécificités culturelles, à l’image de la corrida.  Malgré l’éventualité d’une interdiction en septembre 2012, la corrida est restée légale en France … Pour Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, ce sont les efforts des lobbys taurins et le soutien des membres du gouvernement, aficionados déclarés, qui ont eu raison d’une décision qui allait dans le sens de l’opinion. »

Néanmoins, les défenseurs des droits des animaux s’accordent à dire que le vent semble en train de tourner depuis cinq ans environ.

Les prémices d’une véritable évolution de la société ?

Article complet : http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/02/30-millions-dennemis-pourquoi-la-france-bloque-sur-le-droit-des-animaux_n_3202355.html

L’obésité … et nos animaux

chien-obese

Selon une vétérinaire canadienne, les animaux de compagnie seraient comme l’homme de plus en plus affectés par un surpoids voire de l’obésité. La faute notamment a un apport alimentaire trop riche. Si l’obésité est aujourd’hui devenue un réel problème de santé publique, elle ne touche pas que les humains mais aussi leurs plus fidèles compagnons. C’est ce dont alerte aujourd’hui Monica Snedden, une vétérinaire et spécialiste en nutrition à la Princess Animal Hospital de Kingston, en Ontario qui établit un constat préoccupant : « Ça devient un très gros problème chez les animaux. Nous observons de plus en plus de cas de diabète et d’arthrite et des problèmes de mobilité », explique t-elle citée par canoe.com.

Pour expliquer ce phénomène croissant, la spécialiste pointe du doigt l’alimentation trop riche de nos amis à quatre pattes et principalement la fâcheuse tendance de certains propriétaires à toujours laisser le bol de nourriture plein. Une manie qui autorise l’animal à manger autant qu’il le souhaite. Or, comme le remarque Monica Snedden, les portions de nourriture sur le marché sont parfois très élevées en calories et en graisses : « une seule tasse de nourriture équivaut parfois à près de 500 calories », souligne t-elle. Elle évoque également la manie d’autres propriétaires de donner des restes de table à leur compagnon. « Les gens ne réalisent pas combien ils ont réellement donné comme portion à leur animal », indique t-elle, ajoutant que, selon la taille de l’animal, une croustille peut être équivalente à un hamburger entier. Néanmoins, la vétérinaire reconnait que choisir la nourriture de son animal n’est pas aujourd’hui une tâche facile. « Il y a tant d’entreprises qui font tellement de nourritures qu’il est difficile pour les gens de savoir celles qui nourrissent adéquatement », reconnait-elle précisant que même si les produits sont annoncés comme frais et biologiques, il est difficile pour les consommateurs de savoir ce qu’ils achètent et de se fier à ce qu’on retrouve dans les rayons.

Un manque d’activité

Outre cette richesse dans l’alimentation, Monica Snedden souligne un second facteur crucial : l’activité de plus en plus réduite de certains animaux qui favorise donc la prise de poids. D’après la spécialiste, la clé est donc d’empêcher ce surpoids de s’installer et pour cela il faut déjà ne pas le nier. « Lorsque nous diagnostiquons une surcharge pondérale, les gens disent qu’au contraire, leur animal est en forme », relève la vétérinaire. Chaque race étant différente, il n’est pas évident pour un propriétaire de repérer toute surcharge de son animal. Pour autant, en cas de surpoids, il faut bien faire attention et ne pas non plus priver l’animal de nourriture. Ne donner qu’une portion réduite pour faire perdre du poids à son compagnon n’est pas suffisant puisque certains de ses besoins nutritionnels pourraient ne pas être remplis, note la spécialiste qui invite les propriétaires à demander conseil à leur vétérinaire.

Votre chien vous semble être en surpoids ! Parlez en à votre vétérinaire !

Source : Maxisciences
Copyright © Gentside Découvertes

Déjections de chiens transformées … en énergie !

streetkleen-bio

Ca se passe en Grande-Bretagne … et on va bientôt se servir des déjections canines pour produire de l’énergie !

La Grande-Bretagne va réaliser en juillet 2013 un test grandeur nature auprès de 60 foyers qui seront alimentés en « déjections » canines. La localité est pour le moment tenue secrète …

Cette idée de génie vient du Britannique Gary Downie et de son entreprise Streetkleen Bio (comprendre en phonétique, « rues propres »).

Le principe de transformation est bien connu. Il utilise la méthanisation qui permet de transformer des matières organiques en énergie. Streetkleen Bio System nécessite la récupération des déjections canines collectées dans les poubelles prévues à cet effet. La méthanisation est un processus biologique sous-vide (anaérobie) qui permet de décomposer les bactéries et d’aboutir à la fermentation d’un biogaz.  Ce biogaz est composé de méthane et de CO2. Le biogaz produit par les déjections sera alors revendu à National Grid (l’équivalent de notre RTE) tandis que le chauffage et l’électricité fourniront une serre, dont les plantes seront nourries à l’engrais provenant lui aussi des déjections … terrible, non ?!

L’entreprise Streetkleen Bio va récupérer les déjections canines récoltées par les autorités locales. Son système peut traiter de 500 kg à trois tonnes de déchets par jour ! Ce qui est  suffisant pour alimenter une soixantaine de foyers.

Petite précision nécessaire … cette énergie est sans odeur évidement !

Donc rendez-vous en juillet pour découvrir si le test se montre concluant …

 

 

 

 

Actualités … loi de 1999 sur les chiens dits « dangereux ».

chiens categorises

Le groupe d’étude de l’Assemblée Nationale sur la protection des animaux présidé par Madame la députée Geneviève GAILLARD a invité un certain nombre de représentants au sujet du suivi de la loi de 1999 sur les chiens dits « dangereux ».

Le S.N.PC.C. a été entendu ce mardi 18 juin 2013 et c’est en compagnie de notre secrétaire générale, Mme Françoise MARTIN, que votre présidente, Anne-Marie LE ROUEIL a pu présenter les observations des éleveurs et des éducateurs concernés par cette loi.

« De nombreux autres spécialistes ont été invités à se prononcer dans le cadre des auditions précédentes.

Nous tenons à remercier Mme GAILLARD d’être toujours autant à l’écoute dans le cadre de ce sujet particulièrement « tendu », et de nous avoir permis d’exprimer notre opinion et nos propositions.

Nous avons bien entendu défendu l’inutilité de cette loi, la stigmatisation de certaines races, et avons demandé :
* la suppression de la seconde catégorie,
* le retrait de l’obligation de muselière dont le port est totalement incohérent avec la nécessité de communiquer pour nos chiens,
* le retrait de l’évaluation comportementale maintenant qu’il a été démontré que les chiens catégorisés ne sont pas plus dangereux que les autres
* et attiré l’attention sur des discours de plus en plus nombreux de hiérarchie, dominance et autre nécessité du maître à être le chef de meute de son chien, qui ne pourrait conduire qu’à plus de morsures….

Vous trouverez dans les documents ci-dessous nos propositions, mais également celles que nous faisions déjà en 2006… en prévision de la loi de 2008. »

Propositions déposées ce 18 juin 2013 :

http://www.snpcc.com/IMG/pdf/Propositions_SNPCC_pour_entrevue_Mme_GAILLARD_18_juin_2013.pdf

Propositions défendues en 2006-2008 :

http://www.snpcc.com/IMG/pdf/Extrait_revue_SNPCC_fevrier_2008-crdownload.pdf

Source : CNPCC

Quand l’être cher nous quitte …

 

décès

Nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre au départ de nos compagnons …

Vous trouverez ci dessous la liste des cimetières et crématoriums en France …

Ain (01)

CIAF (Incinération)
Columbarium de Château-Gaillard
255, rue Charles de Gaulle
01500 CHATEAU GAILLARD
Tel : 04 74 38 72 20

 

Allier (03)

Colline des Souvenirs (Cimetière)
Les Calbats
03230 GARNAT SUR ENGIEVRE
Tel : 04 70 42 47 00

 

Alpes Maritimes (06)

Cimetière des Animaux d’Agrèment
Vallon des Vaux
06800 CAGNES SUR MER
Tel : 04 93 31 56 42

Société Animal Respect
2040 Chemin de Saint Bernard
06220 Vallauris
Tél : 04 93 64 39 40
mail@animalrespect.com
http://www.animalrespect.com

 

Aude (11)

Cimetière animalier L’enclos à Narbonne
L’ENCLOS
11100 NARBONNE
Tel :  04 68 93 46 23
Port :  06 15 31 02 61

 

Bouches du Rhône (13)

Acine Vet (Incinération)
Quartier Mazargues
13120 GARDANNE
Tel :  04 42 50 22 06 /  04 42 51 20 30

A.P.A.C. (Incinération)
2, Rue Draille Triballes
13127 VITROLLES
Tél :  04 42 79 72 95 /  06 07 83 70 72

Cimetière animalier
Dominique HUART
Les Infernets
13840 ROGNES
Tél :  04 42 50 22 06

 

Calvados (14)

Cimetière animalier
Forêt de Grimbosq
14000 CAEN
Tél :  02 31 86 28 80

 

Charente Maritime (17)

Incinération des animaux familiers
19, Rue Copernic
17440 AYTRE
Tél :  05 46 44 36 96

 

Côte d’Or (21)

Centre d’incinération Bourguignon
5, Boulevard Eiffei
21600 LONGVIC
Tél :  03 80 31 86 86

 

Dordogne (24)

Cimetière et incinération
La Croisée des Chemins
24220 BERBUGUIERES

 

Eure (27)

Les jardins du souvenir (cimetière)
Route de Gournay
27120 DOUAINS
Tel :  02 32 52 75 14 /  02 32 52 75 17

 

Gard (30)

Centre d’incinération Crémanim
Route de Montpellier
30000 NIMES
Tél :  04 66 84 57 80

 

Haute-Garonne (31)

Cimetière animalier
Maurice MASSONNIER
Chemin Buherle
31870 BEAUMONT SUR LEZE
Tél :  05 61 08 77 16

TOULOUSE Assistance aux animaux (Incinération)
La Riverotte
31810 CLERMONT LE FORT
Tél :  05 61 08 23 46

 

Gironde (33)

Cimetière Crématorium Animalier
2780, avenue St Médard d’Eyrans
33140 CADAUJAC
Tel :  05 56 72 65 03

 

Hérault (34)

Services Animaux Domestiques (Incinération)
ZA Mijoulon
28, rue Carrières
34680 St GEORGES D’ORQUES
Tel :  04 67 75 63 66

 

Lot (46)

L’envol
Route d’Arbussac
46170 St PAUL DE LOUBRESSAC
Tél :  05.65.21.68.36 –  06.31.03.56.38

 

Maine et Loire (49)

Cimetière d’animaux de l’Ouest
Route de Baugé
49430 DURTAL
Contact : cimetiere.animaux@gmail.com

 

Champagne-Ardennes (51)

La vallée tranquille
8, rue de Montoison
51400 PROSNES
Tél :  03.26.61.71.17 /  06.07.70.30.12
http://www.lavalleetranquille.fr/

 

Nièvre (58)

Nuage incinération
21, Rue des Bancs Vieux
58400 LA CHARITE SUR LOIRE
Tél :  03 86 70 09 46

 

Nord (59)

Compagnie d’Incinération des Animaux Familiers
5, chemin de Boussières
BP 25
59157 BEAUVOIS EN CAMBRESIS
Tel :  03 27 76 19 83

 

Oise (60)

Cimetière animalier de l’Oise
Avenue de la Commune de Paris
60340 SAINT LEU D’ESSERENT
Tél :  03 44 56 76 00

 

Orne (61)

Incinération des Animaux de Compagnie
Rue des Sorbiers
61120 VIMOUTIERS
Tel :  02 33 39 38 20

 

Pas de Calais (62)

Incinération animale
77, Rue Henri Gulilaumet
62100 CALAIS
Tél :  03 21 97 94 33

 

Bas-Rhin (67)

Incinération des animaux de compagnie (S.I.N.P.A.C.)
ZA route de Hoerdt
67170 GEUDERTHEIM
Tel :  03 88 51 86 33

 

Haut-Rhin (68)

Etablissements Brendlé (Incinération et cimetière)
9, route de Belfort
68700 ASPACH LE BAS
Tel :  03 89 48 70 08 (24/24 heures et 7/7 jours)

 

Saône et Loire (71)

Socrepac Crématorium Animalier
8, rue de la Chapelle
71530 CRISSEY
Tel :  03 85 41 27 71

 

Seine Maritime (76)

Animorial Incinérations (SINAC)
ZA
76890 TOTES
Tel :  02 35 52 89 89

Cimetière des Trois Pierres
Rue bas de la Mare au Leu
76430 LES TROIS PIERRES
Tel :  02 35 31 08 92

 

Yvelines (78)

Crémadog (Incinération)
6, rue Jean Moulin
78280 GUYANCOURT
Tel :  01 30 57 31 29

Cimetière animalier Le champ du Repos
4 Rue du Général Patton
78980 BREVAL
Tél :  01 34 78 01 88

 

Deux sèvres (79)

Cimetière animalier de Niort
Chemin de Mal Bâti
79000 NIORT
Tél :  05 49 73 02 81 /  05 49 32 58 50

 

Var (83)

A.V.A.C. (Crémation animale)
13, zac des Bousquets
83390 CUERS
Tel :  04 94 28 61 51

Fidoies Compagnons (Incinération)
1445, Chemin de la Seyne
83500 LA SEINE SUR MER
Tél :  04 94 06 74 70

P.F.A. Sud Est
04 92 08 02 26
jacky.leroy84@sfr.fr
Site web : http://www.pfasudest.com/

Vendée (85)

Service d’incinération animale
Les Grimaudières
85660 St PHILBERT DE BOVAINE
Tel :  02 51 94 92 32

Columbarium (Cimetière)
Chemin Fougère
Route de Luçon
85000 LA ROCHE SUR YON
Tel :  02 51 46 06 46

Essonne (91)

C.I.A.D (Incinération)
M. Jean-Charles Desouse
4, rue Galvani
91300 MASSY
Tél :  01 45 85 12 74 /  06 64 93 12 74

 

Hauts de Seine (92)

Centre d’incinération d’animaux domestiques
38, rue Clos Montholon
92170 VANVES
Tel :  01 46 38 74 01

Cimetière animalier d’Asnières
Quai Docteur Dervaux
92600 ASNIERES
Tel :  01 40 86 21 11

Pompes funèbres animalières Dignami
26 rue de la Rochefoucauld
92100 Boulogne Billancourt
Tél :  01 41 03 74 46
Fax : 09 72 27 43 93
Site : http://www.dignami.com/

 

Seine Saint Denis (93)

Animaux Services (cimetière)
22, Route de Tremblay
93420 VILLEPINTE
Tél : 01 43 83 76 33 –  01 43 83 47 86

 

Val de Marne (94)

Service Incinération Animaux Familiers
3, rue du Fort
94130 NOGENT SUR MARNE
Tel :  01 48 76 68 18

SYNDICATS INDÉPENDANTS DES CRÉMATEURS ANIMALIERS

(13) Bouches du Rhône – Tél :  04 42 79 72 95
(33) Aquitaine – Tél :  05 56 30 71 30
(34) Languedoc Roussillon – Tél :  04 67 75 63 66
(62) Nord / Pas de Calais – Tél :  03 21 34 49 93
(67) Alsace – Tél :  03 88 51 86 33
(69) Rhône-Alpes – Tél :  04 78 98 05 52
(71) Bourgogne – Tél :  03 85 41 27 71
(83) Var / Alpes Maritimes – Tél :  04 94 28 61 51
(84) Vaucluse – Tél :  04 90 83 00 70
(85) Nantes – Tél :  02 51 94 92 32
(94) Val de Marne – Tél :  01 48 76 68 18

ORSIA crémation pour animaux

ORSIA Etampes
Route de Brières les Scellés
91150 Etampes
Tel  01.64.94.11.30
Fax 01.64.94.62.96
e-mail orsia@orsia.fr

ORSIA AAC Guérande
ZI de Villejames
2 rue de la Pierre
44350 Guérande
Tel/Fax  02.51.73.05.04
e-mail orsia@orsia.fr
http://www.orsia.fr

 

Source : Wanimo

 

Parlez en à votre vétérinaire … il saura vous conseiller et prendre en charge

toutes les démarches nécessaires et notamment les Conventions d’Incinération …

Les signaux d’apaisement – Turid RUGAAS

signaux-apaisements

A Propos de TURID RUGAAS

Educatrice canine de renommée internationale et fondatrice de l’école du chiot norvégienne Hagen Hundeskole, Turid Rugaas est également un écrivain qui a consacré sa vie aux chiens, à leur comportement et leur bien-être. Pendant plus de dix ans, elle a étudié le langage corporel des chiens. Son travail sur les signes d’apaisement du chien (calming signals)  est reconnu dans le monde entier et Turid est devenue l’un des experts incontournables du comportement canin.

Les chiens utilisent les signes d’apaisement comme système de communication avec les humains, tout simplement parce que c’est le seul langage qu’ils connaissent … En ne prêtant pas attention aux signes d’apaisement que votre chien vous adresse,  vous prenez le risque de perturber gravement votre chien.

Bref … un petit livre fortement recommandé pour tout propriétaire de chiens ! 

Relation homme-animal … le statut des animaux

statut animal

Cet article fort intéressant est entièrement partagé à partir du Site Vetitude.fr  (© BN)

Yves Christen, biologiste, spécialiste des neurosciences et de l’Alzheimer, plante le décor : « Les animaux pensent, les singes savent qu’ils savent. » Le 28 janvier 2013 au Sénat, le Saint-Hubert Club de France s’est interrogé sur la place de l’animal dans notre société moderne, sous un titre provocateur : « Les relations entre l’homme et les animaux : zoolâtrie ou codes de conduite ? »

En janvier, nous avons appris la mort d’un cheval de légende : Ourasi. Ce qui est marquant, c’est la façon dont cette mort a été traitée : le “décès” de ce cheval a été annoncé dans la célèbre rubrique nécrologique du journal Le Monde !

La représentation de l’animal a considérablement changé au cours des 70 dernières années, comme l’a rappelé Bertrand Hervieu, vice-président du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER) : « Avant-guerre, l’approche était bipolaire, avec l’animal domestique et l’animal sauvage. Depuis 1945, l’animal de rente devient abstrait. La vache n’est plus nommée, le porc s’éloigne de la maison, et la mise à mort est davantage cachée. C’est un processus important qui s’opère à ce moment-là, car il aboutit, dans les années 70 et 80, à de nouveaux statuts. L’animal sauvage devient un animal sauvegardé, tandis que l’animal familier devient un animal de compagnie»

L’animal de rente, cet inconnu

Derrière ce postulat, le cheval vient expliquer certains phénomènes remarqués aujourd’hui sur la place de l’animal : c’est un animal de sport ! Dans les centres équestres, les relations entre les enfants et les chevaux créent un paradigme dans leurs relations avec l’animal pour la suite de leur vie. Cela a des conséquences sur la consommation de viande, quelle que soit l’espèce. Car l’animal connu (chien, chat, cheval) devient fortement porteur d’affectivité.

L’animal de rente, lui, n’est plus connu. Il y a une séparation entre le produit dans l’assiette et l’animal qui a fourni une partie de son corps. Cela a changé certains métiers, comme ceux de l’élevage et de la boucherie. « Si la société ne s’était pas éloignée de l’animal de ferme et de l’abattage, nous ne serions pas à nous battre contre les abattoirs qui ne respectent pas la réglementation, ni même à rejeter la consommation d’animaux, précise Jean-Pierre Kieffer, président de l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs. Le non-respect de l’animal lors de sa mise à mort est dû au fait que la société ne se penche pas sur la question de son bien-être à ce stade de sa vie, face à des considérations purement économiques de la part des abattoirs qui, pour gagner du temps dans la chaîne de découpe, préfèrent ne pas étourdir les animaux avant de les tuer. Ainsi, on constate que l’égorgement de chevaux, de bovins, d’ovins, etc., peut entraîner des agonies de plusieurs minutes, jusqu’à dix ! Alors, dans notre société actuelle, où la place de l’animal pourrait évoluer de nouveau vers un renforcement du bien-être et de son respect, la politique de l’autruche de ces abattoirs ne fera que cristalliser les débats et créera un extrémisme toujours plus important. Pire, cela nuira directement à cette filière, via une baisse importante de la consommation de viande par rejet de pratiques aujourd’hui inacceptables. »

Une nouvelle personne juridique ?

Les générations des années 70-80, qui ont été éduquées selon ce nouveau paradigme, sont aujourd’hui aux commandes de l’évolution du droit et de la place de l’animal dans la société. Cette évolution juridique est fondée sur la douleur de l’animal. Renaud Denoix de Saint-Marc, membre du Conseil constitutionnel, parle de spécisme, une théorie qui sépare l’animal de l’homme : « Comme le sexisme et le racisme, le spécisme est aujourd’hui combattu par une nouvelle catégorie de juristes engagés, voire extrémistes, car donner des droits supplémentaires aux animaux sans leur conférer de devoirs, c’est placer l’animal au-delà des fondements du droit qui, pour l’homme, ne vit que par l’équilibre entre droits et devoirs. »

Le débat actuel consiste à savoir s’il faut donner des droits aux animaux. Mais cela  implique nombre de questions et soulève de multiples problèmes : la création d’une nouvelle personne juridique (après la personne physique et la personne morale), propre à l’animal, doit-elle concerner la totalité des espèces, des individus, quelle que soit leur utilisation ? Et comment créer une personne animale alors qu’elle ne pourra pas répondre de ses actes ?

Les droits réclamés actuellement sont relatifs au bien-être, au respect, au fait de ne pas être traité comme un moyen pour les fins d’un autre. Ce mouvement, qui dépasse les aspects philosophiques, souhaite donner des moyens juridiques à l’animal pour faire valoir ses droits. Mais qui pourrait représenter les animaux ? Pourquoi telle association ou tel détenteur plutôt qu’un autre ?

Selon Renaud Denoix de Saint-Marc, « il faut se demander si l’anti-spécisme est réellement une avancée sociétale. Ce n’est pas certain, car une telle démarche nécessite de considérer l’ensemble des vivants, au-delà des animaux, donc étendre le droit de l’homme au monde vivant dans sa totalité ».

Les stoïciens, responsables d’une erreur de l’évolution ?

Le biologiste Yves Christen considère que nombre de grands penseurs ne pourraient plus, de nos jours, publier certaines de leurs réflexions, qu’il s’agisse de Descartes, de Kant, et même de Lévi Strauss qui, à la fin de sa vie, est revenu sur ses positions de jeunesse concernant la place de l’animal.

Les philosophes grecs avaient bien appréhendé la place de l’homme dans le monde animal. Aristote considérait que la nature passe insensiblement des êtres inanimés aux êtres vivants, si bien que cette continuité empêche de voir la frontière entre l’homme et l’animal. D’ailleurs, comme l’a rappelé Jean-François Mattéi, professeur émérite de philosophie, « Montaigne considérait qu’il y avait davantage de différence entre les hommes qu’entre l’homme et l’animal ».

Au Moyen Age déjà, la place des animaux est débattue. Pour la religion chrétienne, tous sont des créatures de Dieu. Mais l’opposition entre l’homme et l’animal se durcit avec les stoïciens. « Le cosmopolitisme est une invention des stoïciens. Ils accordent aux animaux une attention sans leur reconnaître de droits. Le lien entre l’homme et l’animal est définitivement rompu par saint Augustin lorsqu’il introduit l’immortalité de l’âme. »

Même si les philosophes grecs avaient déjà cerné la théorie de l’évolution, Darwin rappelle, à une époque hostile, que l’homme est un animal.

Alors, les débats actuels ne sont-ils que la rectification d’une erreur de société vieille de plusieurs siècles ? Pas forcément, puisque la révolution observée actuellement donne une dignité à l’animal, sous l’œil critique de l’homme. Or, si l’homme est un animal, comment peut-il avoir le recul nécessaire pour appréhender le rôle et la place de l’animal ? « La frontière entre l’homme et l’animal, c’est de savoir qu’on est un animal et un organisme pensant. Il est impossible qu’un homme puisse juger un homme. Il faudrait que ce soit un être supérieur pour avoir du recul sur l’homme. Un fondement de la religion et du jugement dernier »,souligne Jean-François Mattéi.

Réfléchir à la place de l’animal par une approche globalisée

L’animal serait au cœur de l’avenir de l’homme ? C’est ce que Bernard Vallat, directeur de l’Organisation mondiale de la santé animale  (OIE), a souhaité rappeler. Car « la demande en apports protéiques dans le monde, ces prochaines années, va croître sensiblement, au point de ne pouvoir être satisfaite. La classe moyenne des pays en développement va exploser à court terme. La conséquence sur le plan agro-alimentaire ? Le passage d’un à trois repas par jour, avec un apport protéique ».

Cela n’ira pas sans risque. L’OIE évoque la règle des 5 T : trade, travel, transport, tourism and terrorism. Une accélération des échanges de produits et d’animaux implique le développement concomitant de microbes, ce que Bernard Vallat a rappelé le 8 janvier 2013 lors des vœux de l’OIE à la presse.

Malgré cette pression forte sur la production animale, l’OIE considère que le bien-être animal peut être inscrit dans l’équation économique de toute la filière. « Il est ancré dans nos normes OIE. Nous l’avons encadré pour le transport des animaux, notamment. Mais il faut avoir une approche mondiale de l’animal. Par exemple, le Brésil, premier pays exportateur, ne reconnaît pas le bien-être animal, et l’Union européenne, premier importateur, dispose d’un lot de normes sur le bien-être. Malheureusement, les Européens n’ont aucun outil pour faire pression sur le Brésil, car l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ne reconnaît pas le bien-être animal dans son Code du commerce, un point donc non opposable à tout échange de marchandises entre pays. » Selon Bernard Vallat, l’espoir dans ce domaine passe par la demande des entreprises privées. Elles peuvent en effet intégrer, dans leurs cahiers des charges, des normes de bien-être en élevage, et à n’importe quelle étape de la chaîne, influençant ainsi leur ravitaillement. C’est le cas de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution.

© BN