Droit des animaux en France … quel est le frein ?

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Je partage avec intérêt cet article du Huffingtonpost … extraits …

« Essayez d’aborder la question de la condition animale, à table, au hasard devant un steak-frite. Réaction garantie. On vous regarde du coin de l’oeil, on s’interroge…Encore un lecteur de 30 millions d’amis? Un fan d’Alain Bougrain-Dubourg Pire… un végétalien? Si vous vouliez tuer l’ambiance, c’est gagné. Car en France, droits des animaux ou éthique animale, c’est motus et bouche cousue, sujet tabou. »

« Pourtant, avec plus de 60 millions d’animaux domestiques, les Français sont les champions d’Europe des animaux de compagnie. Sans surprise, quand on leur pose la question, les Français sont d’ailleurs sensibles à la cause animale.  Mais si les droits des animaux ou la question du bien-être animal progressent dans les pays du nord de l’Europe ou encore en Suisse, d’après le Code civil français et malgré quelques progrès, les animaux sont toujours des objets. »

« Un paradoxe? Oui et non. En témoigne la publication le 2 mai de cet ouvrage dont le titre sonne autant comme une évidence: « Les animaux ont des droits ». Au programme des entretiens avec l’éthologue et neuropsychiatre Boris Cyrulnik, la philosophe Élisabeth de Fontenay, ou encore le bioéthicien britannique Peter Singer. Au-delà de ces utiles mises au point sur l’état de la réflexion aujourd’hui, l’ouvrage permet en filigrane de comprendre pourquoi la France a encore autant de mal à parler d’éthique animale. Une réticence aux racines profondes qui nous renvoient à notre histoire et donc à notre culture. »

L’héritage chrétien

« Remontons d’abord loin, très loin en arrière, avant le christianisme et ce bon vieux Jésus. Nous sommes en Palestine et comme le rappelle Élisabeth de Fontenay, des prescriptions hébraïques protègent alors les animaux. Les règles du Shabbat peuvent être transgressées pour sauver la vie d’un animal ou soulager sa souffrance, le bœuf doit y participer sans être muselé, la castration est d’ailleurs interdite, même l’animal qui appartient à l’ennemi doit être aidé s’il est menacé. Et quand on veut manger de la bidoche, on sacrifie l’animal selon un rituel religieux qui rejette sur l’ensemble de la communauté la responsabilité du meurtre. Dans la religion hébraïque, la dimension sacrificielle est d’ailleurs triple: hommes, animaux et même Dieu en sont l’objet, une manière de trinité.

Mais au début de notre histoire, un certain agneau de Dieu va bouleverser cet équilibre. « Le geste du Christ qui se laisse immoler, telle une brebis, pour racheter les péchés des hommes a transformé la nature du sacrifice qui est devenu un acte de pure intériorité et n’a plus rien de rituel, » explique Élisabeth de Fontenay. Avec cet acte, tout change. Le sacrifice s’impose comme l’horizon intérieur de tous les croyants, l’animal est donc exclu de sa dimension symbolique. Voilà qu’il devient un objet, on peut le manger et le museler car il ne fait plus partie du sacré. « Dieu se soucie-t-il des boeufs? » se demandera alors saint Paul. Réponse douze siècle plus tard avec l’amour pour les bêtes d’un saint François d’Assises qui fera figure d’exception confirmant la règle. »

L’erreur de Descartes

« Nous sommes au XVIIe siècle et le véritable drame, c’est maintenant. Un certain René Descartes découvre qu’il pense et donc qu’il est, notamment grâce au langage, ce qui ne simplifie pas la tâche des animaux qui peuvent penser, ressentir, mais ne rien exprimer. Descartes qui est un scientifique place la raison au coeur de toute réflexion, la sensibilité est exclue du raisonnement et les animaux de la pensée. Il développe alors une thèse, qui lui collera à la peau, celle de l’animal-machine.

Descartes aura beau affirmer qu’il n’a « jamais dénié ce que vulgairement on appelle vie, âme corporelle et sens organique » aux animaux, le mal est fait. L’un de ses disciples, Malebranche déclarera après avoir donné un coup de pied dans le ventre d’une chienne, « Ne savez-vous pas que cela ne sent point? », ce qui nous ferait bondir aujourd’hui. Alors pourquoi tant de haine? Selon le Peter Singer, qui convoque un autre disciple de Descartes, le touche à tout Pierre Bayle, le concept de l’animal-machine a eu autant de succès en raison d’un problème théologique immense, l’existence du mal. « Si Dieu est bon et omnipotent, alors pourquoi laisse-t-il les animaux souffrir? » Enlevez-leur la souffrance et le problème est réglé. »

La grande bouffe

« La France se perçoit toujours comme le berceau de la gastronomie, ce qu’elle a été, au point de voir le repas gastronomique à la française inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco. Dans ces conditions, comment s’étonner qu’au pays du foie-gras et du saucisson, le droit des animaux nous reste en travers de la gorge ? Et Peter Singer de déplorer « une sorte de réaction d’orgueil quasi nationaliste en vue de sauver la tradition culinaire française à base de viandes en sauce, elle-même perçue comme menacée. »

« Contrairement à l’Angleterre, où les végétariens étaient encore inhabituels mais tolérés comme de simples originaux, en France notre demande de plats sans viande ni poisson était accueillie avec une hostilité ouverte. C’était, nous l’avons réalisé progressivement, parce que nous tournions le dos à ce que les Français regardent comme l’une des grandes gloires de leur culture : la cuisine. C’était comme si nous avions craché sur le drapeau tricolore. »

« Cette tradition culinaire dérivée du caractère agricole de notre pays explique le sens que l’on donne à l’animalité » estime pour sa part le biologiste Georges Chapouthier. Un bon sens paysan pas toujours aimable avec les bêtes. Ses corollaires historiques? La chasse et la pêche, qui constituent encore des lobbies démesurément puissants en France, à l’image de l’agroalimentaire, le premier employeur de France, et dont la filière viande constitue la colonne vertébrale.

Le syndrome chasse, pêche, nature et tradition

« Avant juin 2012, les chasseurs qui ne représentent que 2% des Français étaient représentés par 27% des députés à l’Assemblée nationale, et 23% des sénateurs, les groupes parlementaires pro-chasse comptant alors 158 membres à l’Assemblée et 79 au Sénat, pour 1,3 millions de chasseurs …  « Un record européen »

« À cela s’ajoutent certaines spécificités culturelles, à l’image de la corrida.  Malgré l’éventualité d’une interdiction en septembre 2012, la corrida est restée légale en France … Pour Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, ce sont les efforts des lobbys taurins et le soutien des membres du gouvernement, aficionados déclarés, qui ont eu raison d’une décision qui allait dans le sens de l’opinion. »

Néanmoins, les défenseurs des droits des animaux s’accordent à dire que le vent semble en train de tourner depuis cinq ans environ.

Les prémices d’une véritable évolution de la société ?

Article complet : http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/02/30-millions-dennemis-pourquoi-la-france-bloque-sur-le-droit-des-animaux_n_3202355.html

Les chiens soldats

chiens soldats

 

« De la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours, les chiens ont servi aux côtés des guerriers les plus vaillants dans les combats les plus décisifs de l’histoire. A l’instar des champs de bataille où ils furent déployés, les chiens de guerre changèrent avec le temps; leurs missions varièrent: détecteurs de mines et de tunnels pour les uns, pisteurs ou éclaireurs pour les autres. À l’heure actuelle, les chiens de guerre sont un atout primordial pour localiser les engins explosifs improvisés, principaux responsables des décès parmi les forces de la coalition en Irak et en Afghanistan. Les chiens sont parfois membres des unités d’opérations spéciales qui mènent des missions clandestines et aident à garder certains des terroristes les plus dangereux de la planète. Ce livre de photographies commence par un hommage à l’action de ces chiens de combat au siècle dernier. Puis il emmène le lecteur découvrir, notamment par des illustrations, le monde de l’apprentissage de ces chiens. Soigneusement sélectionnés, ils subissent un rigoureux entraînement de plusieurs mois leur permettant d’intégrer l’élite des chiens d’utilité militaire. Des dizaines de photos inédites reflètent les liens durables qui se nouent dans la fournaise des combats. Maîtres-chiens et officiers qui vécurent ces moments nous narrent les services désintéressés rendus par leurs partenaires canins en Irak et en Afghanistan. Nombre de ces chiens de guerre ont obtenu une certaine reconnaissance pour leurs actions héroïques. Mais des centaines parmi eux luttent encore contre les souffrances dues à leurs blessures et aux troubles de stress post-traumatiques. Et des douzaines ont péri en remplissant leur devoir. Voici leurs histoires. »

Auteur : Ronald L. Aiello a servi le corps des Marines l’armée américaine de 1964 à 1970. Pendant cette période, Ron a eu l’honneur de servir dans le 1er peloton de chiens éclaireurs des Marines. Avec son chien « Stormy », il forma l’une des trente premières équipes cynophiles à être déployées au Vietnam, au début de 1966.

Les signaux d’apaisement – Turid RUGAAS

signaux-apaisements

A Propos de TURID RUGAAS

Educatrice canine de renommée internationale et fondatrice de l’école du chiot norvégienne Hagen Hundeskole, Turid Rugaas est également un écrivain qui a consacré sa vie aux chiens, à leur comportement et leur bien-être. Pendant plus de dix ans, elle a étudié le langage corporel des chiens. Son travail sur les signes d’apaisement du chien (calming signals)  est reconnu dans le monde entier et Turid est devenue l’un des experts incontournables du comportement canin.

Les chiens utilisent les signes d’apaisement comme système de communication avec les humains, tout simplement parce que c’est le seul langage qu’ils connaissent … En ne prêtant pas attention aux signes d’apaisement que votre chien vous adresse,  vous prenez le risque de perturber gravement votre chien.

Bref … un petit livre fortement recommandé pour tout propriétaire de chiens ! 

La chute de cheval – Jérôme Garcin

 

la chute de cheval

Pour les Femmes et Hommes de Cheval, je recommande ce livre de Jérôme Garcin, La Chute de Cheval, ressorti des oubliettes … mais toujours autant de plaisir à le relire …

 » Regarde un cavalier sans son cheval, il lui manque la moitié de son sang  »

« Je ne peux plus, désormais, me passer de son poil tiède et doux, de sa longue bouche molle qui s’enfonce dans mon cou, de son regard altier mais sans arrogance ni indulgence, de son poitrail musculeux, nodal, qui commande les graciles antérieurs, de cette masse volumineuse dont la faculté a se soumettre, a se donner, est, dans l’ordre animal, l’un des plus bouleversants témoignages de bonne volonté et de perfectionnisme. Sans lui la journée parait creuse, fade, incolore… »